La ville d’Agen réduit son soutien financier au SU Agen, un club de rugby professionnel basé dans la commune. Cette décision émane de Jean-François Fonteneau, le président du club, qui s’est interrogé sur le mode de financement de l’association. La contribution municipale diminuera de 40 800 euros, une somme importante mais qui ne représente qu’une faible part du budget professionnel global du club, estimé à environ 11,5 millions d’euros. Cependant, cette réduction intervient à un moment délicat pour l’équipe, qui vient de subir quatre défaites en cinq matchs en Pro D2, le deuxième échelon du rugby français. Outre la baisse des subventions municipales, le club verra aussi ses droits liés à la promotion de l’image de la ville diminuer, passant de 116 372 à 105 000 euros. La ville ne mettra plus non plus à disposition une loge d’accueil pour les supporters, surnommée Armandie. Fonteneau avait anticipé cette réduction, mais s’inquiète de son impact sur la stabilité du club. L’association SUA Rugby, qui soutient les activités du club, verra également sa subvention exceptionnelle réduite, de 150 000 à 130 000 euros. Cette aide, qui ne fait pas partie des financements réguliers, soulève des questions quant à sa pérennité. Fonteneau a reconnu auprès de Sud Ouest ne pas être rassuré quant au fonctionnement de l’association. Le président du club n’a pas directement critiqué la nouvelle maire pour ce rééquilibrage des aides entre les associations sportives de la ville. Il a plutôt pointé du doigt une décision prise par l’ancien maire, Jean Dionis du Séjour, qui avait alloué unilatéralement 250 000 euros à l’association. Fonteneau estime que cette décision pourrait avoir contribué aux difficultés actuelles de financement. À l’avenir, Fonteneau mise davantage sur la recherche de partenariats pour soutenir le club. Il considère que la capacité de l’association à trouver des solutions de financement à long terme est plus cruciale que les économies réalisées par la ville. Il a conditionné son approbation de la situation aux actions du comité directeur de l’association. « Ce n’est pas une bonne nouvelle. La situation est très inquiétante, à moins que les membres du comité directeur de l’association ne relèvent le niveau des partenariats », a déclaré Fonteneau.