Débuts en salle d'arcade en 1992

En 1992, Namco sort Air Combat dans les salles d'arcade, une borne où le joueur s'assoit derrière un manche pour livrer des combats aériens sur un écran cathodique classique, le score affiché en haut étant la seule récompense. Ace Combat était donc de l'arcade pure avant d'arriver sur consoles.

Les fondations de la série en 1995

Trois ans plus tard, l'adaptation sur PlayStation, appelée Air Combat en Occident et Ace Combat au Japon, pose les bases de ce qui deviendra la marque de fabrique de la série : un univers fictif baptisé Strangereal, des as silencieux, des briefings radio et des missions qui misent sur le plaisir de voler plutôt que sur la simulation pure.

Un retour après sept ans

Sept ans après le septième épisode canonique, Wings of Theve revient aux commandes sur PS5, Xbox Series et PC. Nous avons pris place dans le cockpit de la PS5 Pro pour l'occasion.

Ambiance et graphismes

Dès les premières minutes passées au-dessus de l'océan, l'ambiance s'installe. Vous décollez d'un vieux porte-avions, l'Endurance, qui sert de refuge à ce qui reste de la Fédération de l'Usea centrale après l'invasion de Sotoa. Sur PS5 Pro, le moteur Unreal Engine 5 pousse le niveau de détail des cockpits, des traînées de condensation et des explosions lointaines à un point tel que le sentiment d'être seul dans un ciel immense devient presque palpable.

Modes de jeu et contrôles

Jusqu'au bout des doigts, sur PS5 Pro, Ace Combat 8: Wings of Theve révèle tout son potentiel arcade grâce à la DualSense, dont les gâchettes offrent une résistance tangible à l'accélération (R2), au freinage (L2) et surtout aux virages en High-G (les deux maintenus), tandis que le retour haptique traduit chaque impact, chaque passage dans les nuages ou chaque manœuvre serrée avec une immersion remarquable.

Conception des missions et ton

Les missions ne se contentent pas d'aligner des cibles : elles construisent des scénarios articulés, avec des objectifs variés qui peuvent être bouleversés par des événements inattendus, comme un convoi qui se disperse sous les nuages bas, une ville côtière en feu vue d'en haut, ou une super-arme qui émerge de la brume. Il règne une mélancolie particulière, que la série cultive depuis longtemps, entre héroïsme et désastre.

Multijoueur et jeu croisé

Un multijoueur plutôt réussi, qui change un peu d'échelle. Vous créez votre pilote mercenaire, que vous retrouvez dans une base aérienne très stylée servant de hub, et vous enchaînez des modes coopératifs ou compétitifs avec des joueurs d'autres plateformes grâce au jeu croisé. Les affrontements restent fidèles à l'esprit de la série : combats aériens rapides, objectifs à tenir sous le feu ennemi et ce sentiment de chaos maîtrisé lorsque plusieurs appareils se croisent dans le même volume de ciel.

Contenu bonus

Un bel avantage pour les précommandes : Namco Bandai a glissé une version mise à jour de Ace Combat Zero: The Belkan War, l'épisode de 2006 qui racontait la guerre de Belkan à travers les yeux du pilote mercenaire Cipher. Le portage PS5 conserve l'essentiel de ce qui faisait la force de l'original : les trois styles de jeu qui modifient le ton des briefings et de la fin selon que vous incarnez un chevalier, un soldat ou un mercenaire, les duels contre les as de l'escadron Pixy, et cette campagne courte mais dense, qui reste l'une des plus marquantes de la série.

Note finale et réserves

Note de Ace Combat 8: Wings of Theve : 8/10. Les points forts : - Le retour d'Ace Combat après sept ans d'absence - Un rendu visuel très agréable - Une bande-son épique - Un gameplay plein d'oignons pour des combats aériens palpitants - Un scénario intéressant - Un multijoueur sympa à ne pas sous-estimer Les points faibles : - Beaucoup (trop) de bavardage pendant les missions - Pas de doublage français (mais les sous-titres sont présents) - Certaines missions sont parfois très longues : il faut prévoir un peu de temps devant soi.