Lavrov critique la demande de cessez-le-feu de Zelensky

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré lundi 12 octobre que le président ukrainien Volodymyr Zelensky « ne mérite pas » un cessez-le-feu visant à organiser une élection présidentielle en Ukraine. M. Lavrov a formulé ces propos lors d'une conférence de presse, rejetant l'idée qu'une trêve temporaire des combats soit accordée à M. Zelensky dans ce but.

Zelensky demande un cessez-le-feu de 60 jours

M. Zelensky avait appelé à un cessez-le-feu de « 60 jours » avec la Russie, qui permettrait notamment l'organisation d'élections. Cette demande faisait suite à un appel de l'ancien président américain Donald Trump, qui avait suggéré de changer la direction politique de l'Ukraine. M. Zelensky affirme que Moscou a rejeté une proposition de cessez-le-feu énergétique unilatéral avancée par M. Trump, en citant les récentes attaques russes.

L'Ukraine signale des attaques contre des sites énergétiques

Selon M. Zelensky, il est « de plus en plus évident » que Moscou a rejeté le cessez-le-feu énergétique unilatéral annoncé par M. Trump, compte tenu des attaques russes survenues ces dernières heures. Sur X, le dirigeant ukrainien a affirmé qu'il apparaît de plus en plus clairement que la Russie refuse d'accepter le cessez-le-feu énergétique proposé par les États-Unis et entend poursuivre ses attaques aériennes contre les civils ukrainiens.

Des frappes russes tuent des civils dans l'est de l'Ukraine

M. Zelensky a indiqué que la Russie avait attaqué lundi six sites d'infrastructures énergétiques en Ukraine. La vaste invasion russe de l'Ukraine, le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, provoque un nombre croissant de victimes civiles en raison d'une intensification des attaques au fil des mois. Une frappe russe près de Kramatorsk, à proximité du front dans l'est de l'Ukraine, a tué au moins trois membres d'une même famille, selon les autorités locales.

Le Kremlin reste silencieux sur le cessez-le-feu de Trump

En revanche, le Kremlin a refusé de dire lundi si un cessez-le-feu énergétique avec Kiev, annoncé par Donald Trump, avait effectivement été convenu. Les responsables russes n'ont ni confirmé ni démenti la proposition, laissant la situation dans l'incertitude et soulevant des questions sur les intentions réelles des deux parties.