Jeunesse et engagement politique

Jean Mairey est né le 9 août 1907 à Dijon et mort le 16 octobre 1982 à Montbard. Il était membre de la SFIO, parti socialiste français actif au début du XXe siècle.

Débuts professionnels et positions sur la guerre d'Espagne

À partir de 1936, Mairey écrit de nombreux articles pour le Socialiste côte-d’orien, un journal socialiste régional. Il soutient d'abord la non-intervention dans la guerre civile espagnole, avant d'exprimer son soutien à l'intervention dans un article daté du 01/02/1938.

Opposition aux accords de Munich

Mairey fait partie de la Bataille socialiste, courant de gauche au sein de la SFIO. Il s'oppose aux accords de Munich, un traité de 1938 qui permit à l'Allemagne nazie d'annexer une partie de la Tchécoslovaquie, et les critique dans une série d'articles de presse.

Démobilisation après la guerre et activités de résistance

Après l'armistice avec l'Allemagne nazie, Mairey est démobilisé avec le grade d'aspirant. Les autorités de Vichy, qui gouvernent la France pendant l'occupation allemande, l'empêchent de retrouver son poste à Dijon en raison de son activisme d'avant-guerre.

Travail de résistance à Lyon

Avec l'aide de l'inspecteur général Jules Isaac, qui sera plus tard révoqué par le régime de Vichy en raison de ses origines juives, Mairey est affecté au lycée du Parc à Lyon en 1940. Il rejoint rapidement la Résistance et participe à des réunions avec le groupe « Esprit », dirigé par Emmanuel Mounier.

Journalisme clandestin et direction de la Résistance

Mairey et son collègue Georges Bidault sont chargés de la rédaction de plusieurs journaux clandestins. De mai à octobre 1942, le journal Combat, publication majeure du mouvement de Résistance, est rédigé au domicile de Mairey. Il contribue également à préparer l'appel du 14/07/1942, qui donne lieu à de grandes manifestations à Lyon.

Rôles gouvernementaux après la guerre

Après la guerre, Mairey joue un rôle important dans la préparation du gouvernement de l'après-Libération. Il travaille avec Pierre-Henri Teitgen au sein du CGE, un groupe d'experts conseillant le général de Gaulle. Il poursuit ensuite ce travail au sein du MUR, organisation similaire.

Carrière ultérieure et enseignement

En 1943, pour échapper à la Gestapo, Mairey est muté au lycée Hoche à Versailles. Il doit disparaître en 1944, puis s'installe en Côte-d'Or, où il travaille avec le NAP et contribue à la création des CDL. Il occupe diverses fonctions gouvernementales, notamment celles de secrétaire général du ministère de l'Intérieur et de directeur général de la Police nationale.

Fin de vie et distinctions

Mairey prend sa retraite en 1972, après avoir enseigné à Paris. Il reçoit la Légion d'honneur au grade de chevalier, le titre de Compagnon de la Libération et la Croix de guerre 1939-1945 avec palmes, pour sa contribution pendant la guerre.