Je n’utilise plus Gmail ni WhatsApp et me tourne désormais vers des alternatives open source pour mes appareils Android et Windows. Bien que cela puisse représenter un défi pour quitter des services majeurs comme Google ou Microsoft, j’ai constaté que plusieurs applications open source peuvent les remplacer efficacement. Ces alternatives offrent une meilleure confidentialité, un contrôle accru et une transparence renforcée. Lors de la configuration d’un nouveau smartphone ou tablette, j’installe une sélection d’applications open source que je juge essentielles. Il est important de préciser qu’il existe de nombreuses options pour chaque catégorie, et je ne promeus aucun service en particulier. D’autres applications peuvent également répondre à des besoins variés, comme la cartographie, la gestion de fichiers, les claviers, la vidéo ou les calendriers. Beaucoup de ces applications sont disponibles sur le Play Store ou sur F-Droid, une boutique d’applications alternative qui a récemment lancé sa version 2.0 pour mieux suggérer et gérer les applications open source. Je prends toujours soin d’installer F-Droid sur un nouvel appareil Android. Pour les emails, j’utilise Mozilla Thunderbird, un client de messagerie open source désormais aussi recommandable sur Android que sur ordinateur. Léger, gratuit et permettant de gérer plusieurs comptes avec des paramètres personnalisables, il offre une expérience plus épurée et directe que Outlook ou Gmail, de plus en plus saturés de publicités et de fonctionnalités d’intelligence artificielle. Cependant, une inquiétude subsiste : Mozilla pourrait intégrer davantage d’intelligence artificielle dans Thunderbird, à l’image de ce qu’elle a fait avec son navigateur Firefox. Pour les messages, j’ai abandonné Messenger et WhatsApp au profit de Signal, une application open source réputée pour ses solides protections de la vie privée. Son efficacité dépend toutefois du fait que vos contacts l’utilisent également. Signal reste l’une des meilleures solutions pour la messagerie instantanée, d’autant plus que Meta (maison mère de Facebook et WhatsApp) collecte d’importantes quantités de données utilisateurs. J’utilise aussi la Proton Suite, qui regroupe Proton Pass (un gestionnaire de mots de passe), Proton Authenticator (pour l’authentification à deux facteurs) et Proton Drive (pour le stockage cloud et des outils bureautiques en ligne). Ces services, open source et chiffrés de bout en bout, garantissent une confidentialité renforcée. Bien que je n’utilise pas personnellement Proton Mail ou Proton Calendar, je les recommande pour leurs fonctionnalités et leur sécurité. Pour la navigation web, j’ai opté pour DuckDuckGo comme navigateur par défaut, car il respecte davantage la vie privée que Chrome ou Google. J’utilisais auparavant Vivaldi, un navigateur basé sur le moteur open source Chromium, mais j’ai depuis basculé vers Ecosia, dont l’orientation écologique m’a convaincu. Ecosia n’est pas entièrement open source, mais il est plus transparent et respectueux des données utilisateurs et de l’environnement que Google. J’utilise aussi Saracroche, une application française open source qui bloque efficacement les appels indésirables grâce à une base de données de numéros signalés par la communauté. Pour la gestion des fichiers multimédias, je me sers de Jellyfin, une alternative gratuite et open source à Plex, plus complète et axée sur l’essentiel. Enfin, pour connecter mon smartphone à mon ordinateur sous Windows 11, j’utilise Sefirah, une application open source qui permet les transferts de fichiers, le contrôle des médias et le miroir d’écran, entre autres fonctions. Pour les utilisateurs de macOS et Linux, KDE Connect constitue une alternative similaire.