Une étude canadienne montre que les patients sans médecin de famille ou en situation de précarité risquent davantage de mourir dans les six mois suivant un diagnostic de cancer du sein métastatique.
Une étude relie les lacunes des soins primaires aux décès par cancer
Une étude canadienne publiée le 19 octobre 2026 dans le CMAJ révèle que les patientes diagnostiquées avec un cancer du sein métastatique qui n'ont pas de médecin de famille, ou qui vivent dans des conditions précaires, présentent un risque plus élevé de décès dans les six mois suivant le diagnostic.Des chercheurs ont analysé les données de patients
L'étude, menée par Priya Thomas, de l'Université Western, et Phillip Blanchette, oncologue au London Health Sciences Centre, a analysé les données de 4 004 patientes traitées entre 2010 et 2019. La recherche a identifié des liens entre le décès précoce et des facteurs tels que l'âge avancé, les maladies chroniques, la précarité et le lieu de résidence en milieu rural.Les médecins de famille améliorent les chances de survie
Les patientes ayant un médecin de famille avaient une probabilité de décès précoce inférieure de 26 % et étaient plus susceptibles d'avoir passé une mammographie dans les deux ans suivant le diagnostic. Cela suggère que des soins primaires réguliers peuvent permettre une détection plus précoce et de meilleurs résultats.Les soins primaires sont essentiels à la prise en charge du cancer
L'étude souligne le rôle crucial des soins primaires dans la prévention, le dépistage et le diagnostic des cancers, et suggère que l'absence de médecin de famille peut retarder le diagnostic et le traitement.Des problèmes similaires existent en France
Au Canada, une personne sur quatre n'a pas un accès régulier aux services de soins primaires. En France, la situation est tout aussi préoccupante : 6,3 millions de personnes n'ont pas de médecin de famille et neuf millions vivent dans des déserts médicaux.La pénurie de médecins généralistes s'accentue
Entre 2017 et 2021, la densité de médecins généralistes en France a diminué de 1 % par an. L'étude soulève des inquiétudes quant à l'impact de ces tendances sur les résultats en matière de cancer.