La région Auvergne-Rhône-Alpes propose la « responsabilisation » des lycéens responsables de dégâts, avec des sanctions comme des réparations et des aides conditionnelles.
La Région propose la responsabilisation des élèves
La Région Auvergne-Rhône-Alpes a proposé un plan visant à rendre les lycéens responsables des dégâts qu'ils causent, selon un dispositif appelé « responsabilisation ». Cette idée a été présentée dans un rapport lors d'une session plénière de l'assemblée, le 22 octobre, à la suite d'une conférence de presse.Une mesure fondée sur un décret national
La proposition s'appuie sur un décret national du 28 mai 2026, qui encadre les procédures disciplinaires applicables aux élèves de l'enseignement secondaire. La Région, dont le budget s'élève à 5 milliards d'euros, souhaite étendre un dispositif déjà utilisé dans certains lycées de son territoire.Des sanctions incluant des travaux de réparation
Selon Fabrice Pannekoucke, président de la Région, les élèves reconnus responsables de dégâts devraient effectuer des tâches telles que repeindre des murs ou nettoyer des locaux. Il a précisé que ce type de sanction n'avait jamais été appliqué jusqu'ici dans les lycées de la Région.Des aides conditionnées pour les jeunes
Le rapport suggère également que les aides individuelles destinées aux jeunes pourraient être suspendues en cas de « comportement incivique ». Toutefois, l'opposition socialiste régionale a rappelé qu'une règle similaire avait déjà été annulée par un tribunal de Lyon en 2024, faute de définition claire de ce terme.La Région débloque des fonds pour les réparations
En complément du plan de responsabilisation, la Région a annoncé une enveloppe de 10 millions d'euros destinée à réparer les lycées endommagés ces dernières semaines. La vice-présidente Catherine Staron a indiqué que ce montant pourrait être porté à 20 millions d'euros si nécessaire, en insistant sur l'approche de la Région : « protéger, réparer et responsabiliser ».Le mouvement étudiant affecte les établissements
Depuis le début du mouvement étudiant, 300 incidents se sont produits aux abords ou à l'intérieur de lycées de la Région. Environ 133 établissements ont dû fermer temporairement, affectant près d'un tiers des élèves de la zone. La communauté a déposé 137 plaintes depuis le début du mouvement.