L’effondrement des所谓的 « marchands de vertu » et de leur « société passoire »—une expression désignant des systèmes permettant une sélection à l’entrée—s’accompagne d’un déclin de la croissance et de l’éducation. En France, une opinion grandissante estime que le pays est prêt à tourner la page sur des décennies d’influence idéologique. Pendant ce temps, l’ancien monde, incarné par les puissances européennes, craint la montée de la colère des populations qui se sentent ignorées ou marginalisées. En Allemagne, l’AfD, un parti politique anti-immigration souvent qualifié de « fasciste » ou de « néo-nazi » par ses détracteurs, a enregistré un score significatif dans la région de Saxe-Anhalt le 6 septembre, puis en Poméranie-Occidentale le 20 septembre. Ce succès est interprété par certains comme une conséquence de la décision prise en 2015 par l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel d’accueillir plus d’un million de réfugiés en provenance de Syrie et d’Irak. À l’époque, Merkel avait été largement encensée : le magazine Le Point l’avait surnommée « la formidable Madame Merkel », tandis que Le Monde la qualifiait de « fierté de l’Europe » et suggérait qu’elle reçoive le prix Nobel de la paix. En France, la croissance économique montre également des signes de ralentissement, avec des prévisions revues à la baisse, passant de 0,7 % à 0,4 %. Les performances du pays en matière d’éducation, mesurées par le classement PISA 2025, se sont également dégradées, plaçant la France à la 27ᵉ place. Ce déclin s’explique non seulement par l’influence des réseaux sociaux, mais aussi par les difficultés d’intégration d’un grand nombre d’immigrés et la pression sur les classes d’accueil. Récemment, deux juges d’instruction ont autorisé l’emploi de la formule « la race blanche et la nation française » lors d’un procès pour meurtre, une expression qui reflète les tensions croissantes dans certaines zones où les identités locales sont de plus en plus perçues comme distinctes de l’identité nationale française. Une majorité de Français soutiennent désormais l’interdiction du voile islamique dans l’espace public, avec plus de 60 % d’entre eux partageant cet avis. Ceux qui défendent la préservation des valeurs et des modes de vie traditionnels sont souvent étiquetés de « fascistes » par leurs détracteurs, malgré leur attachement à l’identité culturelle et nationale. Pourtant, la montée de ces mouvements ne se limite pas à l’Allemagne : elle s’inscrit dans une tendance plus large en Europe. Plusieurs décennies de campagnes idéologiques n’ont pas réussi à façonner durablement l’opinion publique, en dehors du soutien superficiel apporté par les médias et les figures du divertissement. En France, la visite du pape François à Paris fin septembre a suscité un élan d’enthousiasme populaire, révélant un désir d’idéal dépassant l’influence des idéologues professionnels. Pourtant, les structures de pouvoir actuelles ne semblent pas disposées à lâcher prise. Elles continuent de présenter les efforts de renouvellement national comme dangereux, utilisant souvent le terme « extrême droite » pour justifier leur opposition. Cette approche a conduit à la marginalisation de divers points de vue, comme l’appel à plus de pluralisme dans les médias publics ou au rétablissement des pratiques démocratiques. Cependant, la crainte de la « fachosphère »—un terme désignant les communautés en ligne d’extrême droite—ne se limite plus aux esprits les plus craintifs. En 2021, Marine Le Pen, dirigeante du Rassemblement National, avait déclaré que « le radicalisme ne paie pas » pour se distancier des propos plus extrêmes d’Éric Zemmour. Pourtant, le succès de l’AfD en Allemagne suggère que contester le statu quo par les urnes pourrait être la voie à suivre. Les changements à venir en Europe, et particulièrement en France, dépendront in fine des choix opérés par les citoyens.