La Basilique Notre-Dame de la Garde, édifice religieux et culturel majeur de Marseille, en France, vient d’être officiellement inscrite au titre des monuments historiques par un décret du préfet des Bouches-du-Rhône. Cette décision fait suite à des échanges entre l’archevêché local, la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC) et le préfet de région. La zone protégée englobe l’ensemble de la basilique, l’ancien fort militaire et ses bastions formant une grande terrasse supérieure, le grand escalier avec son pont-levis, ainsi que deux imposants candélabres conçus par l’architecte Dupoux, situés sur les premières marches de la cour, précise la DRAC. Cette inscription correspond au premier niveau de protection régionale, offrant une plus grande souplesse dans la gestion et les interventions sur le site, par rapport au statut plus strict de « classement » au niveau national. Notre-Dame de la Garde est considérée comme un symbole essentiel du patrimoine marseillais, mais elle ne bénéficiait jusqu’ici d’aucune protection officielle, alors qu’elle devrait accueillir environ trois millions de visiteurs cette année. La colline environnante, classée site protégé depuis 1917, s’étend sur plus de 15 hectares et vise principalement à préserver le paysage des perturbations majeures, comme les risques d’exploitation de carrières de pierre dans le passé. En janvier 2025, la ministre de la Culture de l’époque, Rachida Dati, avait annoncé son intention de classer ou d’inscrire une cinquantaine de sites et monuments à Marseille, en mentionnant explicitement Notre-Dame de la Garde. Le débat autour de l’inscription de la basilique au titre des monuments historiques dure depuis des années, mais l’archevêché s’y était jusqu’ici opposé. De nombreux observateurs estiment que l’institution religieuse craignait de perdre le contrôle de ce site patrimonial important. L’inscription actuelle offre un compromis, garantissant une protection tout en permettant au diocèse de gérer et de développer le lieu selon ses propres orientations.