Le retour du phénomène El Niño, souvent surnommé « le fauteur de troubles du Pacifique », a été associé à des régimes de vent inhabituels et au déplacement d’eaux chaudes dans l’océan Pacifique. Les experts estiment que l’El Niño de cette année pourrait être le plus intense jamais enregistré, ce qui lui vaut des surnoms comme « Super El Niño » ou « El Niño Godzilla ». Ce phénomène commence généralement au printemps, s’intensifie en automne et atteint son pic en décembre. Il a déjà été lié à des incendies de forêt en Indonésie et à la pénurie de poissons pour les pêcheurs péruviens.
El Niño est un phénomène naturel qui prend naissance dans le Pacifique et n’est pas directement lié au changement climatique, selon Myriam Khodri, directrice de recherche au Laboratoire d’océanographie et du climat. Il se caractérise par une anomalie de température dans une région du Pacifique central, survenant environ tous les deux à sept ans. Normalement, les alizés dans le Pacifique équatorial soufflent d’est en ouest, poussant les eaux chaudes vers l’Indonésie et l’Australie tout en ramenant à la surface des eaux froides et riches en nutriments le long des côtes de l’Amérique du Sud. Pendant un épisode d’El Niño, ce schéma s’affaiblit, ce qui entraîne l’accumulation d’eaux chaudes dans le Pacifique central, là où elles sont généralement froides.
Plusieurs indicateurs laissent penser que l’El Niño de cette année sera particulièrement puissant. Les anomalies de température dans le Pacifique central sont de 2,5 °C supérieures à la normale, et elles atteignent déjà 3 °C le long des côtes péruviennes. La chaleur s’accumule dans les 150 premiers mètres de l’océan, laissant présager un réchauffement supplémentaire dans les mois à venir. Les régimes de précipitations montrent également que les eaux chaudes, habituellement présentes dans le Pacifique occidental, se déplacent vers la région centrale, ce qui augmente l’évaporation et les précipitations. Ces anomalies de température sont significatives, dépassant celles observées lors des épisodes d’El Niño les plus intenses depuis 1950 dans le Pacifique central.
Les conséquences pour les pays proches du Pacifique incluent des pluies extrêmes et des inondations sur la côte péruvienne, une région qui est normalement désertique et très vulnérable à de tels événements. Il s’agit souvent de pays en développement dont les infrastructures ne sont pas adaptées pour faire face à de telles conditions météorologiques extrêmes. Dans les mois à venir, la circulation atmosphérique mondiale devrait être perturbée par de puissantes colonnes convectives dans le Pacifique central, ce qui pourrait affecter les régimes météorologiques en Europe et dans l’hémisphère sud.
L’Europe n’est pas la région où les effets directs d’El Niño seront les plus marqués, car le temps hivernal y est davantage influencé par l’Atlantique et l’oscillation nord-atlantique. Cependant, en raison du caractère exceptionnel de cet événement, la vigilance et le suivi des prévisions sont accrus. L’Europe est déjà plus chaude de 1,4 °C par rapport à la période préindustrielle, et si l’impact sur le climat européen reste incertain, des effets indirects sont attendus, notamment par le biais de l’influence du changement climatique sur la production agricole mondiale.
En Asie, des problèmes de récolte de riz sont anticipés, et en Afrique de l’Ouest, qui dépend fortement des importations de riz, cela pourrait poser problème. Dans la région péruvienne, les perturbations des stocks de poissons pourraient également se produire, affectant indirectement la sécurité alimentaire par le biais de perturbations mondiales du fret et des transports. Bien qu’El Niño soit un phénomène naturel qui s’est produit tout au long de l’histoire, avec des épisodes très intenses enregistrés par le passé, le réchauffement climatique actuel lié aux émissions de gaz à effet de serre ajoute une complexité supplémentaire. Même si 2027 devrait être une année très chaude, cela n’est pas garanti. Les recherches se poursuivent pour déterminer si le réchauffement climatique augmentera l’intensité ou la fréquence des épisodes d’El Niño, et il n’y a actuellement pas de consensus sur cette question.
El Niño revient avec une intensité inédite, alimentant les préoccupations climatiques
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
el-ninoclimate-impactglobal-warmingnatural-phenomenonweather-patterns
