Les manifestations Gen Z regelt du 31 octobre en Allemagne ont suscité des réactions contrastées, avec 120 000 participants revendiqués mais des faits de violence et de désordre signalés.
Émergence d'un mouvement de protestation en Allemagne
Le 31 octobre, des manifestations organisées par le mouvement de jeunesse Gen Z regelt ont eu lieu en Allemagne. Elles réclamaient des mesures contre la hausse du coût de la vie, le service militaire obligatoire, le financement de l'éducation et le changement climatique. Les protestations s'inspiraient de celles récemment organisées par des lycéens français.Couverture médiatique contrastée de l'événement
Le Hamburger Mopo a rapporté que le mouvement visait à mettre en lumière « la colère de la jeunesse », tandis que le quotidien de gauche Die Tageszeitung a décrit l'événement comme un succès. Il a souligné que les participants comprenaient des familles, des personnes âgées et des syndicalistes, malgré l'absence de grandes organisations comme la Conférence fédérale des étudiants.Divergences sur le nombre de participants
Gen Z regelt a d'abord affirmé que plus de 180 000 personnes s'étaient inscrites pour participer aux manifestations, dans une trentaine de villes. Les organisateurs ont ensuite fait état de 120 000 manifestants à l'échelle nationale, dont 10 000 à Berlin. La police, en revanche, n'a recensé que 5 000 manifestants dans la capitale.Critiques et inquiétudes concernant les violences
Le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung a critiqué les manifestations, en citant des informations faisant état de violences dans plusieurs villes. Le tabloïd Express a qualifié les événements de « émeutes post-manifestation », un petit groupe ayant provoqué des troubles et éclipsé les principales revendications du mouvement.Projets d'avenir pour le mouvement
Malgré les réactions mitigées, Gen Z regelt reste active. Le média public Tagesschau a rapporté que le mouvement prévoit de nouvelles actions, notamment des mobilisations dans les écoles et universités allemandes du 2 au 6 novembre. Les militants comptent également rejoindre une « grève internationale de la jeunesse » organisée par des groupes d'étudiants européens le 20 novembre.