Dans son premier numéro, le nouveau média L'Infiltré a décidé de ne pas révéler le nom de la « source du Rassemblement National (RN) ». Ce nouveau hebdomadaire de droite extrême avait promis depuis plusieurs semaines d'exposer l'identité de la personne du RN qui a témoigné dans les enquêtes menées par Libération, un quotidien français d'enquête. Le média en ligne L'Infiltré, lancé par le site Frontières, avait précédemment annoncé qu'il révélerait le nom de la figure du RN supposée avoir fourni des informations à Libération dans ses récentes enquêtes sur Jordan Bardella, le chef du RN. Cependant, le conseil de rédaction de L'Infiltré a justifié sa décision dans un communiqué en évoquant le contexte d'une « cabale lancée par Mediapart contre Jordan Bardella », qu'il a décrit comme « instrumentalisée dans un objectif d'assassinat politique ».
Selon Mediapart, le président du RN aurait fait des remarques antisémites lors de plusieurs conversations datant de 2013 à 2015. Dans le groupe média Bolloré, L'Infiltré a déclaré : « Face au pouvoir des médias de gauche et aux relais qu'ils ont, (...) nous ne pouvons pas garantir que nos informations seront entendues pour ce qu'elles révèlent. » Ce média, qui se présente comme une réponse aux médias d'enquête tels que Mediapart et Le Canard enchaîné, s'est appuyé ces dernières semaines sur les relais offerts par le groupe média Bolloré. Le directeur de la publication est en effet Jules Torres, journaliste au Journal du dimanche, également chroniqueur à CNews et à Europe 1. Les lecteurs de L'Infiltré peuvent lire les autres articles de ce nouveau média d'opinion.
À la une, le hebdomadaire accuse Xavier Niel, patron de Free, d'avoir orchestré « la fuite des propos d'Hélène Mercier-Arnault sur les "personnes sans-abri" ». La femme de Bernard Arnault avait déclaré à RTL que le fait d'être sans-abri pouvait être un « choix de vie ». Ces propos n'ont pas été diffusés, mais ont été révélés par Mediapart. Dans un autre article, L'Infiltré critique Emmanuel Macron et Publicis d'avoir intervenu pour influencer le programme du pape. Le souverain pontife avait envisagé en printemps une visite à la maison médicale Jeanne Garnier, une structure de soins palliatifs parisienne. Cependant, selon le hebdomadaire, l'annonce de cette visite aurait été « embarrassante » à un moment où le gouvernement tentait de finaliser le projet de loi sur la fin de vie.
Nouvelle plateforme médiatique d'extrême droite refuse d'identifier la source présumée de l'RN au milieu d'une controverse politique
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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