L’armée de l’air grecque s’est dotée de 24 avions de combat Rafale, qui peuvent être équipés de missiles air-air à longue portée appelés METEOR, une catégorie de missiles BVRAAM (Beyond Visual Range Air-to-Air Missile). Cet achat pourrait donner à la Grèce un avantage temporaire face à la Turquie dans l’espace aérien contesté autour d’Athènes, connu sous le nom de région d’information de vol (FIR). Cependant, cet avantage pourrait ne pas durer, car la Turquie a commandé 20 avions Eurofighter Typhoon au Royaume-Uni et prévoit de les armer également de missiles METEOR.
La Grèce s’intéresse aussi à l’AIM-260 JATM, un missile air-air avancé développé par Lockheed Martin dans le cadre d’un programme lancé en 2017. Selon des informations rapportées par Ta Nea et On Alert, le gouvernement grec prévoyait de soumettre une « lettre d’intention » pour l’éventuelle acquisition de six types de munitions, dont l’AIM-260 JATM, via le programme de ventes militaires étrangères (FMS) des États-Unis, lors de la visite du sénateur américain Marco Rubio à Athènes. La portée de ce missile serait « plusieurs fois supérieure » à celle de l’AIM-120 AMRAAM. Bien que les détails sur l’AIM-260 JATM restent limités, il est décrit comme similaire en taille à l’AIM-120 AMRAAM, utilisant un nouveau propergol et doté de capacités avancées de guidage et de mise en réseau. L’Australie prévoit également d’acquérir 450 unités de ce missile.
En plus de l’AIM-260 JATM, l’armée grecque a manifesté son intérêt pour plusieurs autres munitions, dont l’AIM-120D3, la dernière version du missile AMRAAM, et l’AGM-158B JASSM-ER, un missile de croisière air-sol d’une portée de plus de 900 kilomètres. La liste de souhaits comprend également le missile anti-navire AGM-84 Harpoon, le missile air-air AIM-9X Sidewinder et les bombes planantes SDB II StormBreaker. Selon I Kathimerini, 1,2 milliard d’euros sont prévus pour l’acquisition de ces armements. La Grèce compte par ailleurs consacrer un autre milliard d’euros à la modernisation de 37 avions de combat F-16 Block 50 au standard F-16 Block 70 « Viper », les travaux devant s’achever d’ici fin 2027. Cette modernisation avait été envisagée en parallèle avec l’éventuelle acquisition de 20 F-35A supplémentaires.
Une fois ces projets réalisés, l’armée de l’air grecque disposera de 120 avions F-16 « Viper », dont 83 des anciens modèles F-16 Block 52/52+ déjà modernisés au standard Block 70. La Grèce a décidé de conserver ses 32 F-16 les plus anciens, de version Block 30, au lieu de les retirer du service. Quelque 800 millions de dollars seront alloués à leur soutien continu, ce qui explique pourquoi Athènes a refusé de transférer ces appareils en Ukraine. Par ailleurs, 750 millions de dollars sont prévus pour soutenir les hélicoptères MH-60 Black Hawk/Sea Hawk qui seront livrés par Sikorsky à partir de l’année prochaine.
Un communiqué conjoint publié par la Grèce et les États-Unis à l’issue de la visite du sénateur Rubio évalue le coût total de ces acquisitions potentielles à 4 milliards de dollars. Le texte souligne la réaffirmation de l’engagement des deux pays à renforcer leur coopération en matière de défense et de sécurité, à approfondir leur interopérabilité et à explorer de futures collaborations dans le domaine des technologies innovantes.
La Grèce étend ses achats d'armement face aux tensions régionales
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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