Mélenchon et Le Pen accèdent au second tour dans un scénario pour 2027

Un sondage Ipsos-BVA-Cesi, publié dans Le Parisien, indique que Jean-Luc Mélenchon, de LFI, et Marine Le Pen, du Rassemblement national (RN), se qualifieraient tous deux pour le second tour de l'élection présidentielle française de 2027, quelle que soit la situation politique. Mélenchon obtiendrait 17 % des voix, tandis que Le Pen en recueillerait entre 32 % et 33,5 %.

Le Pen lance sa campagne à Orléans

Marine Le Pen doit tenir dimanche son premier meeting de campagne à Orléans, signalant le début de sa stratégie électorale pour 2027. Ce lancement intervient alors que son soutien projeté reste élevé dans le dernier sondage.

Une précédente enquête montre une dynamique différente

Dans une vague précédente du même sondage, réalisée entre le 31 août et le 2 septembre, Mélenchon n'atteignait le second tour que dans un seul scénario : si Gabriel Attal, de Renaissance, et Édouard Philippe, d'Horizons, se présentaient ensemble pour le bloc centriste. Or, Philippe recule désormais dans les sondages actuels.

Philippe et Attal peinent dans les sondages actuels

Philippe est actuellement crédité de 15 % s'il se présente seul au centre, ce qui le place derrière Mélenchon. Il est même à égalité avec Raphaël Glucksmann, du parti social-démocrate, si Gabriel Attal se présente en même temps. Gabriel Attal, quant à lui, passe sous le seuil des 10 % d'intentions de vote, avec 4 % face à Philippe et 9,5 % s'il est seul au centre.

Glucksmann et Retailleau recueillent un soutien modeste

Glucksmann atteindrait 15,5 % des voix si Attal se présentait seul. Bruno Retailleau, des Républicains (LR), obtiendrait sa meilleure performance, à 11,5 %, dans la même hypothèse. David Lisnard, maire de Cannes et ancien membre des LR, testé dans une configuration avec Retailleau et sans Attal, recueillerait 6,5 %, devant les 5,5 % de Retailleau.

Réaction du public face aux violences récentes

Concernant les violences du 17 octobre, 81 % des personnes interrogées tiennent le gouvernement pour responsable de la situation. Interrogés sur leurs sentiments face à ces violences, 58 % des Français disent ressentir de la colère, 37 % de l'inquiétude et 33 % de la honte. Les groupes politiques radicaux sont cités comme responsables par 79 %, suivis des partis de gauche à 62 % et des forces de police à 52 %.

Opinion publique sur Macron et les dirigeants

Par ailleurs, 80 % des personnes interrogées estiment que le président Emmanuel Macron n'a pas eu la bonne attitude au cours de la semaine écoulée, contre 71 % pour Mélenchon et seulement 43 % pour Le Pen. Comme pour tous les sondages d'opinion, cette enquête est un instantané du moment et n'a pas valeur prédictive.

Méthodologie et fiabilité du sondage

Le sondage a été réalisé en ligne les 21 et 22 octobre auprès de 1 500 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. La marge d'erreur se situe entre 0,7 et 2,5 points.