Esther Rantzen, présentatrice de télévision britannique et militante pour l’euthanasie, est décédée après avoir reçu un diagnostic de cancer du poumon en phase terminale. Sa famille a publié un communiqué mercredi, la décrivant comme « la mère la plus merveilleuse » et « une grand-mère adorée », tout en soulignant sa « capacité infinie à répandre la joie ». Rantzen avait longtemps été une voix influente dans le débat sur l’euthanasie au Royaume-Uni, plaidant pour des changements législatifs permettant aux patients en phase terminale de choisir une mort assistée. Malgré ses efforts, un projet de loi sur le sujet a échoué après un vote final en septembre. Le Premier ministre Andy Burnham a rendu hommage à Rantzen, affirmant qu’elle avait « changé d’innombrables vies et donné une voix à des personnes souvent ignorées ». Plus tôt dans le cours de sa maladie, Rantzen avait envisagé de se rendre en Suisse pour accéder à l’aide au suicide via l’organisation Dignitas, un établissement proposant une assistance médicale pour mourir. Cependant, elle a récemment révélé que son état de santé s’était dégradé au point qu’un tel voyage n’était plus envisageable. Rantzen s’est fait connaître du grand public dans les années 1970 en tant que présentatrice de l’émission de la BBC That’s Life!, un programme mêlant journalisme d’investigation et sujets plus légers ou insolites. À son apogée, l’émission attirait entre 15 et 20 millions de téléspectateurs, ce qui en faisait l’une des émissions les plus regardées au Royaume-Uni. Diffusée pendant 21 saisons, de 1973 à 1994, elle est devenue un pilier de la télévision britannique. Tout au long de sa carrière, Rantzen était reconnue pour son approche empathique et sa capacité à créer un lien avec le public. Son travail sur That’s Life! a contribué à faire d’elle une figure publique de confiance, et son engagement ultérieur en faveur de l’euthanasie reflétait sa volonté de traiter des sujets difficiles et souvent tabous. Sa disparition marque la fin d’un chapitre important à la fois dans les médias britanniques et dans le débat toujours en cours sur les choix en fin de vie.