Un résident de la Martinique a été condamné à un an de prison pour provocation au terrorisme après des publications racistes célébrant l'attaque de Trappes.
Condamnation pour apologie du terrorisme
Un habitant de Sainte-Luce, en Martinique, a été condamné à un an de prison, dont huit mois ferme, pour apologie du terrorisme à la suite de l'attaque de Trappes du 23 octobre. L'affaire a été portée devant le tribunal trois jours après l'attaque, sur la base d'un signalement du maire de Sainte-Luce, Nicaise Monrose.Messages racistes et expressions de joie
Le prévenu, Patrick M., avait publié en ligne des messages racistes exprimant son approbation de l'attaque de Trappes, avec des commentaires tels que « plus de Kevin » et « la grande purification » allait commencer. Ces messages ont été signalés au procureur par le maire le 24 octobre, après avoir été publiés dès le samedi précédent.Peines complémentaires et restrictions légales
Outre la peine de prison, Patrick M. se voit interdire de résider en Martinique pendant trois ans, doit être soumis à un suivi socio-judiciaire de trois ans, est déclaré inéligible pendant dix ans et se voit interdire les réseaux sociaux pendant six mois. Lors de l'audience, il a tenté de relier ses propos aux tensions récentes sur l'île, sans convaincre les juges.Arguments juridiques et contexte
L'avocate de Patrick M., Me Camille Célénice, a fait valoir que son client avait été influencé par le climat politique et la rhétorique d'extrême droite. Le procureur a toutefois souligné que les propos du prévenu étaient clairs et ne prêtaient à aucune confusion, les qualifiant d'« attaque contre l'humanité » et rappelant les limites de la liberté d'expression.Peines et indemnisation civile
Le tribunal a rappelé que la diffusion de tels propos en ligne peut être punie de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende. Si Patrick M. ne respecte pas son suivi socio-judiciaire, il encourt deux ans de prison supplémentaires. Le tribunal a également accordé 1 000 euros de dommages et intérêts à chacune des trois associations parties civiles, ainsi qu'un euro symbolique à plusieurs particuliers.