L'armée française privilégie les drones, l'IA et les systèmes autonomes, avec pour objectif de transformer les combats terrestres d'ici 2027.
L'armée française place l'IA et les drones en priorité
Le général Jacques de Montgros, nouveau chef d'état-major de l'armée de terre française, a désigné l'innovation, l'usage généralisé des drones, l'intelligence artificielle et les systèmes autonomes comme les priorités de l'armée. Il a déclaré que ces technologies devraient modifier profondément la nature des combats terrestres, et a insisté sur la nécessité pour l'armée de s'adapter à ces changements.Accent sur l'IA et les systèmes autonomes
Lors d'une audition à l'Assemblée nationale, le général de Montgros a souligné que, si les efforts en cours dans la logistique, la défense sol-air et les frappes à longue portée restent importants, l'armée se concentrera sur le développement de l'usage de l'IA et des systèmes autonomes. Il a indiqué que l'équilibre entre les capacités humaines et celles des machines est déjà en train de changer.Hausse rapide du nombre de drones
L'armée française a fait passer son parc de drones de 4 000 au début de l'année à 14 000 d'ici la fin de 2026. Le général de Montgros prévoit d'étendre encore ce nombre et de mettre en place une capacité de production interne de plusieurs dizaines de milliers de drones, dans le but de renforcer l'avance technologique de l'armée.Drones déployés en Europe de l'Est
Une première unité de « drones de contact », composée d'environ cinquante appareils, est actuellement déployée en Roumanie. Une autre unité doit être déployée en Pologne en novembre, dans le cadre de l'exercice Coalitsia de la Coalition des volontaires pour l'Ukraine. L'objectif est de disposer d'environ quinze de ces drones dans l'armée française d'ici l'été 2027.Robots de combat à l'horizon
Dans le cadre du projet Pendragon, l'armée française vise à aligner sa première unité de robots de combat d'ici l'été 2027. Le général de Montgros a expliqué que l'IA est essentielle à ces systèmes, car elle permet une prise de décision plus rapide et maximise l'efficacité au combat. Il a toutefois insisté sur la nécessité de prendre en compte les limites éthiques et opérationnelles dans l'usage des systèmes autonomes.