Les nouveaux ordinateurs portables Googlebook de Google veulent rivaliser avec Mac et Windows, mais leur système d'exploitation peine en performance et en prise en charge des applications natives.
Google présente de nouveaux ordinateurs portables dotés de son propre système d'exploitation
Google a lancé une gamme d'ordinateurs portables baptisée Googlebook, qui vise à concurrencer le segment des ultraportables semi-haut de gamme, où des appareils comme le MacBook Air ont la cote. Ces ordinateurs fonctionnent avec Googlebook OS, une version améliorée de ChromeOS, mais les premiers tests suggèrent qu'ils peinent à rivaliser avec Windows et macOS.Limites de compatibilité logicielle
Les premiers tests des modèles Googlebook 14 d'Acer et d'Asus ont révélé plusieurs problèmes logiciels, notamment une incompatibilité avec les smartphones Samsung, des soucis d'applications sur les processeurs Intel et des bogues d'affichage sur les écrans OLED. Bien que ces problèmes devraient être corrigés, ils mettent en lumière les limites actuelles du système d'exploitation.Les applications web au cœur du système
Sur Googlebook OS, certaines applications clés, comme Gemini, Google Maps et Google Photos, fonctionnent nativement et se comportent comme si elles avaient été conçues pour le système. En revanche, des services majeurs comme YouTube et Gmail fonctionnent comme des applications web dans un conteneur, ce qui peut consommer davantage de ressources que les applications natives.Une consommation de ressources plus élevée pour les applications web
Les tests montrent que les versions web d'applications, comme WhatsApp sur Windows 11, utilisent nettement plus de mémoire que leurs équivalents natifs. Microsoft a d'abord mis en avant les applications web progressives (PWA), avant de privilégier les applications natives avec son framework WinUI, tandis que macOS favorise les applications natives.Une continuité avec la stratégie de ChromeOS
Googlebook OS suit une stratégie semblable à celle de ChromeOS, qui reposait déjà largement sur les applications web. L'entreprise évite de proposer une application de bureau distincte pour des services comme Netflix et WhatsApp, qui sont passés à des versions web sous Windows ces dernières années.Les raisons avancées par Google pour les applications web
Interrogée sur son recours aux applications web, Google explique qu'elle répartit ses applications entre les expériences « bureau » basées sur le web et celles conçues spécifiquement pour l'ordinateur de bureau. Elle affirme que certaines applications sont plus pratiques sur un ordinateur portable grâce à une meilleure ergonomie et à une adaptation à l'écran.Une approche de développement différente
Contrairement à Microsoft et Apple, qui ont d'abord développé des applications de bureau, Google a commencé par des services web avant de les adapter aux mobiles. L'entreprise semble avoir choisi une voie plus simple, en utilisant des conteneurs web similaires à la « nouvelle version d'Outlook » de Microsoft, qui combine des fonctionnalités dans un conteneur WebView2.Des perspectives encore incertaines
Google reconnaît que le système est encore en évolution et que l'optimisation de la réactivité et de l'allocation de la mémoire est un travail continu. Toutefois, l'entreprise n'a pas confirmé si des applications majeures comme YouTube ou Gmail disposeront un jour de versions natives sur Googlebook OS.