Une pièce de théâtre interroge la justice et les violences
Un spectacle intitulé À la Barre, peine perdue ? explore les difficultés du système judiciaire et le manque d'attention portée aux violences sexistes et sexuelles. La pièce s'appuie sur des affaires réelles pour représenter les échanges entre juges, prévenus, victimes et avocats, et montre comment la justice peine à faire face, entre moyens limités et difficultés de fonctionnement.La pièce met en lumière les oppressions historiques
Le spectacle relie l'agression sexuelle et le viol à des systèmes d'oppression plus larges, tels que l'esclavage, le colonialisme, la guerre et le génocide. Il cite Catharine MacKinnon, qui a souligné que de telles agressions contribuent à la domination masculine, y compris sur d'autres hommes et sur les enfants, renforçant ainsi les déséquilibres de pouvoir systémiques.Des juristes impliqués dans la création
La pièce, mise en scène et interprétée par Marion Casabianca, Anne Cosmao, Rémi Dessenoix, Valérie Diome et Adrien Vada, s'enrichit des éclairages de Maître Isabelle Delacour, avocate de référence pour la ville de Rouen en matière de droits des femmes, et de Maître Yaël Godefroy, avocate pénaliste installée à Rouen. Elle est produite par le CDN de Normandie-Rouen.Dates et lieux des représentations
La pièce a été créée les 22 et 23 octobre 2026 au CDN de Normandie-Rouen et au Tribunal judiciaire de Rouen. D'autres représentations étaient prévues le 12 novembre 2026 au Théâtre Jean Vilar et au Tribunal judiciaire de Saint-Quentin, puis plus tard en 2026 et en 2027 dans différents lieux de Normandie.L'article sur les débuts de la pièce
L'article À la Barre, peine perdue ? de Ronan Chéneau est d'abord paru sur Sceneweb. Il présente un aperçu des thèmes, de la production et de la portée de la pièce dans le traitement des questions de justice et de violence.