Fermer les applications en arrière-plan sur un smartphone pour économiser la batterie est une croyance répandue, mais elle est en réalité contre-productive. Les applications en arrière-plan ne consomment pas d’énergie, car elles sont figées dans la mémoire (RAM) et leurs processus sont suspendus. Forcer leur fermeture vide la RAM, obligeant le smartphone à tout recharger à la réouverture, ce qui entraîne une augmentation de la consommation électrique. Le seul cas justifié de fermeture forcée est lorsqu’une application plante. Laisser le Bluetooth activé est souvent considéré comme une source rapide de décharge de la batterie, mais cela relève largement d’une technologie dépassée. Les smartphones modernes utilisent les normes Bluetooth Low Energy (BLE), qui consomment très peu d’énergie en mode veille, généralement autour de 1 à 2 % de la batterie sur une journée complète. Désactiver manuellement le Bluetooth n’offre qu’un gain minimal en autonomie et peut limiter des fonctionnalités utiles, comme la synchronisation avec une montre connectée ou la connexion instantanée à des écouteurs. L’utilisation d’un chargeur plus puissant ou tiers peut soulever des inquiétudes quant à la santé de la batterie, mais les smartphones sont conçus pour ne demander que la puissance dont ils ont besoin. Des protocoles normalisés comme USB Power Delivery (USB-PD) garantissent que le chargeur et la puce de gestion de l’alimentation du téléphone communiquent avant d’envoyer du courant. Par conséquent, utiliser un chargeur d’une puissance supérieure à celle requise est généralement sans danger, à condition que le chargeur respecte les normes de sécurité de base, comme le marquage CE. Le vrai risque provient des chargeurs ou câbles de mauvaise qualité vendus sans conformité aux normes de sécurité. Laisser un smartphone charger toute la nuit est souvent considéré comme nocif, mais les appareils modernes disposent de systèmes intégrés qui régulent le flux électrique. Une fois la batterie à 100 %, le téléphone passe en charge de maintien pour éviter toute surcharge. De plus, iOS et Android intègrent des fonctionnalités de charge optimisée qui retardent la charge complète jusqu’à l’heure habituelle de réveil de l’utilisateur, réduisant ainsi le stress chimique sur la batterie. Il est toutefois important d’éviter la surchauffe en ne couvrant pas le téléphone pendant la charge. Le mode avion n’est pas réservé à une utilisation en vol. Il peut être utile au sol en coupant toutes les communications sans fil, ce qui permet de réinitialiser les connexions réseau, d’économiser la batterie dans les zones de mauvaise couverture et d’accélérer la charge en réduisant la consommation passive. Redémarrer un smartphone est souvent perçu comme superflu, mais cela peut aider à réinitialiser le système, libérer de la mémoire et arrêter les processus en arrière-plan qui pourraient ralentir l’appareil ou le faire surchauffer. Il est recommandé de redémarrer le téléphone une fois par semaine pour maintenir ses performances. Les filtres de lumière bleue sont souvent présentés comme améliorant la qualité du sommeil en réduisant l’exposition à cette lumière, mais leur efficacité est limitée. S’ils peuvent diminuer la luminosité de l’écran et améliorer le confort de lecture dans l’obscurité, ils n’éliminent pas la luminosité globale qui affecte la production de mélatonine. L’activité réelle à l’écran, comme le défilement sur les réseaux sociaux ou le visionnage de vidéos, a un impact bien plus important sur le sommeil que la couleur de la lumière. La croyance selon laquelle les smartphones écoutent les conversations pour cibler les publicités est une préoccupation courante, mais en pratique, une telle écoute continue épuiserait la batterie et déclencherait les indicateurs d’accès au microphone sur iOS et Android. À la place, les algorithmes publicitaires utilisent des données en temps réel, comme la géolocalisation, l’historique de recherche et les habitudes de navigation, pour proposer des publicités ciblées.