Lescop sort un nouvel album, Polaroïds
Mathieu Peudupin, connu sous le nom de Lescop, vient de sortir Polaroïds, son quatrième album, réalisé en collaboration avec Thibault Frisoni, son compagnon depuis deux ans. L'album arrive plus tôt que prévu après Rêve parti (2024) et prolonge le style froid et anguleux de la new wave, tout en laissant entrer davantage de lumière.Un album qui mêle new wave et pop
Lescop n'a pas choisi entre la rudesse du punk et la douceur de la pop. Il embrasse plutôt l'énergie qui relie les deux. Sa musique explore depuis longtemps des thèmes comme le désir, la solitude, le cinéma et l'amour, avec une élégance raffinée et un peu raide qui fait une bonne part de son charme.Des récits fragmentés dans Polaroïds
L'album ne délaisse pas ces thèmes, mais adopte une approche plus fragmentée, en présentant des instantanés plutôt qu'un récit continu. Le titre annonce cette méthode : les morceaux sont décrits comme des fragments d'un souvenir sentimental en mouvement.Des morceaux riches en émotion et en style
Parmi les titres figurent Traces, Boulevards, Flashback, Blonde, Couleurs, Loup, Poèmes, qui captureraient des moments fugitifs. Le premier morceau, Comète, illustre bien ce style : il associe une mélodie pop à une froideur synthétique et suggère l'émotion sans jamais la déclarer ouvertement.Des collaborations qui ouvrent de nouvelles dimensions
L'album compte des collaborations avec Flora Fisbach, dont la voix éthérée apparaît sur Bleu, et Marie-Flore, qui apporte les nappes de synthé des années 80. Le morceau Loup se distingue par son récit nocturne et par un retour à une new wave plus sombre, qui rappelle Taxi Girl.Lescop réunit ses projets passés dans un nouveau cadre
Lescop a déjà travaillé sur plusieurs projets, notamment le groupe de rock Asyl et le projet postfunk Serpent, et a aussi écrit son premier roman, Devenir loup, publié en même temps que l'album. Polaroïds rassemble ces influences passées et les met en couleurs, là où son travail antérieur était en noir et blanc.