Un·e élève a fait des convulsions après avoir inhalé du gaz lacrymogène lors d’une interpellation mardi 6 octobre, près du lycée Flora-Tristan à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis. Selon une source policière, l’adolescent aurait inhalé le gaz lacrymogène projeté par les forces de l’ordre pendant l’intervention. Plusieurs vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux montrent le jeune homme à terre, en haut d’un escalier, maintenu par deux policiers qui le tiennent par les épaules et l’accompagnent dans la descente avant de l’appuyer contre un arbre en attendant les secours. Un autre extrait le montre attaché sur un brancard alors qu’il continue de convulser. Il a finalement été transporté en ambulance à l’hôpital. Une personne présente sur place s’est dite inquiète pour la santé du jeune homme, lui demandant à plusieurs reprises si son état était normal et craignant qu’il ne soit en train de mourir. Selon la préfecture de police, l’adolescent a été « interpellé à la suite de tirs de mortier ». Il était décrit comme « fortement atteint » et « immédiatement transporté à l’hôpital par les pompiers ». Plusieurs témoins cités sur les réseaux sociaux affirment que le jeune homme aurait été exposé au gaz lacrymogène alors qu’il se rendait. Plus tard dans la journée, le parquet de Bobigny a indiqué, selon Le Figaro, que « son état ne donne pas d’inquiétude ». Dans un message posté sur X, le député LFI Thomas Portes a dénoncé une « violence policière inacceptable ». « Qui peut considérer que plaquer un adolescent au sol et le faire convulser pendant 15 minutes relève d’une interpellation ? », a-t-il écrit. L’incident relance le débat sur l’usage du gaz lacrymogène et le traitement des personnes lors des interventions policières. Si les autorités minimisent les craintes concernant l’état de santé du jeune homme, les images et les réactions des témoins interrogent sur la proportionnalité de la force employée et les risques liés à l’exposition au gaz lacrymogène.