Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé qu’une élection générale anticipée aura lieu le 29 novembre. Cette décision intervient après des mois d’incertitude politique et suscite des réactions contrastées au sein du paysage politique. Le Parti populaire (PP), principale formation de droite en Espagne, a exprimé un soulagement à cette annonce, comme en témoigne une banderole affichée devant son siège madrilène, rue de Gênes, sur laquelle on peut lire le mot « Enfin ». Selon La Razón, un quotidien conservateur, le leader du PP Alberto Núñez Feijóo serait « prêt » à affronter ce scrutin. Pourtant, des rapports internes révèlent une palette d’émotions au sein du parti. Público, un journal de gauche basé à Madrid, souligne que l’ambiance y oscille « entre une euphorie modérée, un sentiment de dernière chance [pour Feijóo] et une certaine prudence ». Si certains membres affichent de l’optimisme, d’autres restent prudents face aux défis à venir. Depuis plusieurs mois, le PP bénéficie d’un « vent favorable » dans les sondages, qui le placent en tête des intentions de vote. La Vanguardia, un quotidien centriste de Barcelone, rapporte que des membres du PP commencent déjà à s’imaginer au pouvoir. Cette confiance n’est pas sans rappeler le contexte historique : lors des dernières élections générales, en juillet 2023, le PP était arrivé en tête des suffrages sans pour autant obtenir la majorité au Parlement, illustrant ainsi les difficultés à transformer un succès électoral en contrôle gouvernemental. Ce scrutin s’annonce donc comme un test décisif pour le PP et les autres forces politiques espagnoles. Alors que le pays fait face à une série de défis nationaux et internationaux, son issue pourrait profondément redessiner le paysage politique espagnol dans les années à venir.