Un chantier autoroutier coupera une banlieue parisienne pendant neuf mois, imposant un détour de 7 km et suscitant des craintes sur l'accessibilité et la sécurité des familles et des personnes handicapées.
Un chantier autoroutier entraînera la fermeture d'une rue clé
Le chantier de l'A13 entraînera la fermeture de la rue Yves-Cariou à Marnes-la-Coquette pendant neuf mois, à partir du 16 novembre 2026. Cette fermeture touchera tous les types de circulation et coupera la commune en deux, obligeant les habitants à faire un détour de 7 km pour passer du nord au sud du secteur.Les habitants s'inquiètent des difficultés du quotidien
Anna Zhuzhleva-Gapurova, mère de deux enfants, a exprimé son inquiétude face aux difficultés logistiques que la fermeture créerait pour les familles. Elle explique que, sans voiture, elle et son compagnon dépendent des transports en commun et de la marche pour emmener leurs enfants à l'école, mais que la fermeture rendrait cette organisation beaucoup plus compliquée.La maire critique le manque de concertation
Christiane Barody-Weiss, maire de Marnes-la-Coquette, a reproché à la direction des routes d'Île-de-France de ne pas avoir consulté la commune à l'avance. Elle affirme que la fermeture d'une rue centrale poserait de graves problèmes logistiques, même si elle soutient les travaux de rénovation.Des risques pour les personnes handicapées
La fermeture présente également des risques pour les personnes en situation de handicap, en particulier celles accompagnées par l'association Cap' devant !. Son directeur, Lionnel Boidin, a mis en garde contre des trajets plus longs, des retards pour les services d'urgence et des perturbations pour les travailleurs. Il a demandé une réunion en urgence pour trouver des solutions, notamment un passage sécurisé et un service de bus de remplacement.La préfecture justifie la fermeture
La préfecture d'Île-de-France explique que la fermeture est nécessaire en raison du mauvais état du pont, endommagé par le passage de poids lourds. Le pont se trouve dans une zone protégée, ce qui rend difficile la réalisation des travaux ailleurs, et maintenir la circulation serait dangereux pour les piétons et les cyclistes.La maire explore d'autres solutions
Christiane Barody-Weiss avait auparavant proposé de réserver une voie à la circulation et de fermer la rue la nuit, mais ces idées n'ont pas été retenues. Elle a désormais confié à un cabinet d'experts la recherche d'autres options, en complément des études déjà menées par la préfecture et le gestionnaire routier.