Les étudiants français poursuivent leur mobilisation, en recourant à des formes de protestation créatives et à des espaces alternatifs pour faire entendre leurs revendications.
Les étudiants poursuivent leur mobilisation
Le 17 octobre a marqué une étape importante dans le mouvement social en cours en France, les étudiants ayant poursuivi leur mobilisation. Talia, une étudiante participant aux manifestations, a déclaré que le groupe se mobilisait depuis trois semaines et prévoyait de se reposer pendant les vacances avant de reprendre ses actions le 2 novembre.Manifestation à Lille
Deux jours plus tôt, elle et ses camarades de classe avaient manifesté dans les rues de Lille, marchant avec joie et colère dans un cortège syndical déclaré. Pendant la manifestation, Talia a subi des gaz lacrymogènes, mais elle n'a pas été confrontée au chaos qui s'est produit en marge de la grande marche dans le centre-ville.Réaction au discours présidentiel
Après la manifestation, Talia a regardé l'intervention du président. Elle a reconnu qu'elle ne s'attendait pas à ce que le président Macron réponde à leurs revendications, mais elle était curieuse de connaître sa réaction au mouvement social en cours. Elle s'est toutefois dite déçue, affirmant avoir eu le sentiment d'avoir perdu huit minutes de sa vie à écouter le discours.Les assemblées universitaires préparent la suite
Depuis l'intervention présidentielle, des assemblées générales se sont tenues sur différents sites du campus de l'Université de Lille afin de préparer la suite de la mobilisation. La Cité scientifique, un campus sans entrées ni sorties, est devenue un lieu central pour ces assemblées, qui se déroulent en plein air.Messages et mobilisation alternative
Les murs du campus sont couverts de graffitis qui transmettent des messages à ceux qui passent. Michelle, assise à côté de Talia, a fait remarquer que ces messages sont visibles de tous. Un graffiti indique « En colère, pas fasciste », tandis que d'autres indiquent le chemin depuis la sortie du métro jusqu'à l'Université ouverte, accessible à tous et lancée par un collectif d'étudiantes.Réappropriation des espaces d'étude
Michelle a expliqué que les manifestations visent à montrer qu'il existe des formes alternatives de mobilisation. Elle a insisté sur le fait que les actions se déroulent en dehors de la voie publique et constituent une réappropriation des espaces d'étude. Des ateliers et des cours liés aux luttes sociales sont proposés sous un pavillon.