Le maire de Lyon critique la gestion nationale des récents violences, remettant en question les moyens policiers et les défaillances de commandement.
Le maire de Lyon critique la réponse nationale aux violences
Grégory Doucet, maire écologiste de Lyon, a critiqué la gestion par le gouvernement national des violences survenues le 17 octobre, affirmant que les autorités n'étaient pas préparées à l'ampleur des troubles.Doucet rejette la responsabilité du ministère de l'Intérieur
Dans un entretien accordé au Progrès, Doucet a nié que la responsabilité doive incomber au ministère de l'Intérieur ou au préfet du Rhône, Étienne Guyot. Il a soutenu que les dispositifs existants n'étaient pas suffisants pour faire face à la nature des violences.Le rôle de la police municipale remis en question
Doucet a relevé que les moyens de police déployés et les décisions prises étaient inadaptés. Il a suggéré que si des problèmes similaires survenaient dans d'autres grandes villes, cela révélerait un défaut dans le commandement national et dans les ordres donnés. Il a conclu que les responsables du maintien de l'ordre avaient failli.La police municipale de Lyon défendue
Doucet a défendu la police municipale lyonnaise, expliquant que certains agents patrouillaient dans la ville tandis que d'autres étaient affectés à la protection de l'hôtel de ville, qui avait été visé lors d'une attaque. Il a comparé la situation aux émeutes qui ont suivi la mort de Nahel, lorsque la police municipale avait de nouveau été postée place de la Comédie.La police municipale non formée à ce type de missions
Doucet a insisté sur le fait que le maintien de l'ordre public ne relève pas des attributions de la police municipale, celle-ci ne disposant ni de la formation, ni de l'équipement, ni des pouvoirs nécessaires. Il a reconnu la frustration des commerçants et des habitants qui l'ont interpellé lors d'une visite dans la Presqu'île, et a noté un sentiment de confusion quant à ce qui s'était passé.