Le prénom Jack, oublié depuis son apogée avec 530 naissances en 1946, refait discrètement son apparition dans les maternités françaises. Autrefois très répandu dans les années 1940, il était devenu rare dans l’Hexagone, où l’âge moyen de ses porteurs atteint aujourd’hui environ 67 ans – principalement associé aux grands-pères. Pourtant, les dernières données révèlent un regain d’intérêt pour ce nom court et anglophone chez les jeunes parents. Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), Jack connaît un retour en grâce, bien qu’il reste perçu comme quelque peu désuet en France. Il y demeure peu courant, alors qu’il figure parmi les prénoms masculins les plus populaires au Royaume-Uni. En Irlande, il a même atteint la première place du classement des prénoms masculins en 2024, selon le Central Statistics Office irlandais. Si Jack évoque souvent les générations d’après-guerre, les chiffres racontent une autre histoire. En 1946, 530 bébés avaient été prénommés Jack, mais ce nombre a chuté dans les décennies suivantes. L’âge moyen de ses porteurs, aujourd’hui de 67 ans, indique que la première génération a vieilli, laissant la place à une nouvelle vague de Jack sans chevauchement avec les prénoms des parents. Cette résurgence s’inscrit dans une tendance plus large de prénoms rétro, courts et faciles à prononcer. Des noms comme Louis, Paul ou Léon connaissent eux aussi un regain d’intérêt. Jack coche plusieurs cases qui séduisent les parents modernes : il ne compte que quatre lettres, se prononce sans difficulté et possède une touche internationale, pratique pour les familles qui voyagent ou vivent à l’étranger.