Le mardi 6 octobre, les lycéens du département de l’Hérault, dans le sud de la France, ont poursuivi leur mobilisation en organisant deux manifestations pour réclamer davantage de moyens pour leurs établissements. À Montpellier, la préfecture a dénombré 8 000 participants, tandis qu’à Béziers, 220 personnes se sont rassemblées. Si les rassemblements sont restés majoritairement pacifiques, des tensions sont apparues lors du dégagement à Montpellier, où les autorités ont signalé des incidents comme des jets de projectiles et des manifestants refusant de quitter le quartier de l’Écusson. Les forces de police du DIPN 34, une unité locale de maintien de l’ordre, ont eu recours à plusieurs reprises aux gaz lacrymogènes pour rétablir l’ordre. Neuf personnes ont été interpellées, et des dégradations ont été constatées dans des commerces locaux. Ces manifestations s’inscrivent dans un mouvement plus large à l’échelle nationale, auquel participent élèves et personnels de l’Éducation nationale. En réaction aux troubles, plusieurs lycées de l’Hérault resteront fermés mercredi 7 octobre pour des raisons de sécurité. Il s’agit notamment des établissements Jean Moulin, Jean Mermoz et Henri IV à Béziers, du lycée de la Mer à Sète, ainsi que de plusieurs établissements montpelliérains comme Jean Monnet, Jules Ferry et Jules Guesde. Dans les autres établissements, les cours reprendront normalement mercredi, mais une demi-journée de « démocratie interne » sera organisée chaque jour jusqu’au vendredi 9 octobre, permettant aux élèves de participer à la prise de décision au sein de leur établissement. Les autorités ont pris deux arrêtés pour prévenir de nouveaux débordements et garantir la sécurité. Ces textes interdisent le port et le transport de dispositifs pyrotechniques et de liquides inflammables, ainsi que l’usage d’équipements de protection individuelle dans plusieurs communes de l’Hérault, dont Montpellier, Béziers et Sète. Ces mesures visent à limiter les risques de confrontation avec les forces de l’ordre et à protéger les infrastructures scolaires. Cette mobilisation reflète des préoccupations plus larges concernant l’état de l’éducation en France, les élèves et les enseignants réclamant une hausse des financements et de meilleurs moyens. Si les manifestations sont restées majoritairement calmes, les tensions possibles lors des dispersions ont conduit à un renforcement des dispositifs de sécurité et à des fermetures temporaires d’établissements dans les zones concernées.