Le remplacement tant attendu du lanceur unitaire (LRU) par le système THUNDART, développé par Safran et MBDA, pourrait être accéléré, selon le projet de loi de finances 2027. La phase de démonstration de ce partenariat d’innovation a duré deux ans, et l’un des deux consortiums industriels en compétition a désormais été sélectionné et sous contrat. Le successeur du LRU est donc en bonne voie. Le ministère des Armées envisage d’accélérer le calendrier de commande et de livraison des lanceurs et des missiles, ce qui pourrait permettre de rattraper un retard de six mois dans la décision de lancement enregistré en 2024 et de limiter l’impact d’un déficit temporaire de capacités. Toutefois, ce scénario reste à l’étude, et aucune nouvelle date n’est officiellement annoncée. L’objectif officiel reste inchangé : le retrait du LRU est toujours prévu « d’ici 2030 ». Parallèlement, les partenaires industriels affirment pouvoir livrer une capacité initiale dès 2029. Reste à savoir si l’effort portera sur l’accélération de cette première échéance, sur l’avancement des phases suivantes du programme désormais baptisé « Successor LRU », ou sur les deux.
Le nombre cible de systèmes a évolué, passant de 26 à « au moins 26 » lanceurs et 300 munitions, mais seulement la moitié de la flotte a été contractualisée à ce jour. Une commande pour un second lot de 13 systèmes n’est pas à l’ordre du jour pour 2027. Malgré l’allocation supplémentaire de 1,2 milliard d’euros aux capacités de frappe profonde, les financements actuels restent très en deçà des besoins de l’armée de Terre et des objectifs fixés par la loi de programmation militaire révisée, qui vise à équiper trois bataillons et à fournir jusqu’à 52 lanceurs. Après les 613 millions d’euros engagés cette année, aucune nouvelle enveloppe n’est prévue pour l’année prochaine. Seuls un peu plus de 20 millions d’euros du budget actuel seront consacrés à la commande de composants pour les futurs lanceurs et missiles, ainsi qu’à l’intégration du système dans la chaîne de tir ATLAS.
Entre-temps, les travaux industriels peuvent débuter. Safran Electronics & Defense et MBDA, définitivement sélectionnés le mois dernier, créeront une société commune en janvier 2025 en région parisienne. Cette entité sera chargée non seulement de piloter le programme français, mais aussi de proposer le système THUNDART à l’export, certains pays cherchant toujours à se doter d’une telle capacité. Le système THUNDART complet repose actuellement sur un missile capable d’atteindre des vitesses « hypersoniques élevées », doté d’un guidage hybride inertiel et GNSS hérité du missile AASM. Selon ses concepteurs, il peut frapper une cible à 150 km avec une précision métrique. Le lanceur sera basé sur un porteur 8×8 de la gamme civile Scania, dont la cabine CP20 sera blindée par Essonne Sécurité. Le système embarqué sera fourni par CMAR. Pour aller vite, Scania a mobilisé son bureau d’études d’Angers, Scania Public and Defense (SPAD), qui a travaillé sur l’intégration d’options comme des anneaux de transport aérien, un système de gué et un « dispositif de vision nocturne ».
La France accélère le développement du système de missiles THUNDART malgré des défis de financement et de déploiement
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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