Les cotes de popularité de Donald Trump chutent à l'approche des élections de mi-mandat, la hausse des coûts et la guerre avec l'Iran alimentant le mécontentement du public.
La cote de popularité de Trump chute fortement
La cote de popularité de Donald Trump a nettement baissé à l'approche des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026. Son taux d'approbation, qui avoisinait 50 % au début de son second mandat, a fait place à une désapprobation comprise entre 60 et 68 %. Ce recul intervient alors qu'il fait face à un test décisif de son influence politique.Les élections de mi-mandat détermineront l'avenir politique de Trump
Les prochaines élections de mi-mandat décideront du renouvellement des 435 sièges de la Chambre des représentants, de 35 sièges au Sénat et de 36 postes de gouverneur. Le scrutin est capital pour l'avenir politique de Trump, car les républicains détiennent actuellement une majorité étroite à la Chambre et 53 sièges au Sénat. Les démocrates cherchent à reprendre le contrôle de la Chambre.Des politiques économiques qui font grimper les coûts
Trump a entamé son second mandat en 2025 en promettant de faire baisser les prix et d'éviter de nouvelles guerres. Il a pourtant rapidement imposé des droits de douane de 25 % sur le Mexique et le Canada, ce que les économistes avaient averti de nature à faire monter les prix. Cela a entraîné une hausse marquée du prix de l'essence, le sans-plomb atteignant 4,28 dollars le gallon et le gazole 6,32 dollars le gallon.Une insatisfaction publique face au coût de la vie
La hausse du coût de la vie a conduit 81 % des Américains à exprimer leur mécontentement. Parmi les sympathisants républicains, 62 % estiment que les décisions de Trump ont nui à leur pouvoir d'achat. Cette pression économique a contribué à un mécontentement grandissant face à sa politique.Le conflit avec l'Iran fait grimper les coûts et les critiques
Les États-Unis sont entrés en conflit avec l'Iran le 28 février 2026, après des frappes menées en coordination avec Israël. Cette guerre a fait monter les prix du pétrole et les dépenses des ménages, à rebours de l'engagement pris par Trump d'éviter de nouveaux conflits. Plus de 70 % des Américains désapprouvent la gestion du dossier iranien, qu'ils rendent responsable de la hausse des prix.Les politiques migratoires suscitent des critiques
L'administration Trump est critiquée pour sa politique migratoire, notamment le durcissement des contrôles aux frontières, la hausse des arrestations et les restrictions visant des programmes comme le statut de protection temporaire (TPS). Ces mesures ont touché des centaines de milliers de personnes, notamment des Haïtiens, des Vénézuéliens, des Cubains et des Nicaraguayens.Les coûts de santé augmentent fortement
Les dépenses de santé ont également fortement progressé en raison de l'expiration des crédits d'impôt renforcés prévus par l'Affordable Care Act. Cela a entraîné une hausse de 114 % des primes d'assurance pour les personnes assurées bénéficiant de subventions, poussant plus de 3 millions de personnes à renoncer à leur couverture. Près de 5 millions pourraient se retrouver sans assurance d'ici la fin de 2026.L'opinion publique se retourne contre Trump
L'opinion publique s'est retournée contre Trump : près de 90 % des Américains estiment que la corruption est répandue dans son gouvernement. Entre 58 % et 64 % le considèrent comme un « dictateur potentiellement dangereux ». Malgré cela, il conserve un soutien solide parmi les républicains du MAGA, avec 93 % d'approbation.Le mouvement MAGA face à des difficultés internes
Le mouvement MAGA, né à l'origine sur des principes anti-système, est aujourd'hui perçu par certains comme s'étant éloigné de ses idéaux initiaux. La focalisation de Trump sur des projets destinés à laisser sa trace personnelle lui a valu des accusations d'élitisme. Des allégations de corruption, notamment celles impliquant l'ambassadeur des États-Unis en Grèce, ont encore écorné sa réputation.Un bilan économique sous le regard critique
Si la Bourse a progressé de 37 % depuis la réélection de Trump en 2024, l'économie réelle fait face à des difficultés : une inflation de 3,7 %, une hausse des prix à la pompe et une dette fédérale dépassant 40 000 milliards de dollars. Ces facteurs ont conduit à l'impression que le bilan économique de Trump ressemble à celui de Joe Biden.Les démocrates gagnent du terrain mais font face à des défis
Le Parti démocrate capitalise sur le mécontentement public en associant la hausse du coût de la vie à l'administration Trump et en se présentant comme une alternative à l'élite du MAGA. Un sondage Reuters/Ipsos d'août 2026 indique que 37 % des électeurs inscrits estiment que les démocrates gèrent mieux l'économie que les républicains. Toutefois, les démocrates peinent à élaborer une alternative idéologique cohérente au mouvement MAGA.Les modèles prédictifs favorisent les démocrates à la Chambre
Selon le modèle prédictif du Millénaire, les démocrates ont 78,1 % de chances de reprendre la Chambre des représentants, mais seulement 39,8 % de chances de remporter le Sénat. Malgré cela, les démocrates restent incapables de présenter une alternative idéologique claire au mouvement MAGA, qui continue de représenter un défi majeur pour les prochaines élections.