La gynécomastie, une affection caractérisée par l’hypertrophie du tissu mammaire chez l’homme, est généralement liée à un déséquilibre des hormones sexuelles. Ce trouble peut résulter de divers facteurs, comme certaines maladies, des médicaments ou la prise de testostérone. Elle est souvent confondue avec l’adipomastie, qui désigne un excès de graisse au niveau de la poitrine plutôt qu’une prolifération de tissu glandulaire. Sofiane, un étudiant en soins infirmiers âgé de 26 ans, a partagé son expérience avec la gynécomastie. Il a remarqué un développement significatif de sa poitrine à partir de 21 ans, ce qui l’a poussé à éviter les t-shirts serrés, à ne plus aller à la piscine et à éviter les photos de plage avec ses amis. Il a décrit la difficulté à se déshabiller devant les autres et, il y a deux ans, a découvert une masse douloureuse dans sa poitrine. Inquiet à l’idée d’un cancer du sein, il a consulté son médecin généraliste. Après une mammographie, une échographie testiculaire et des tests hormonaux, le diagnostic s’est avéré être une gynécomastie, et non un cancer.
La gynécomastie est principalement associée à un déséquilibre entre les hormones sexuelles masculines et féminines. Elle peut être causée par une surproduction d’œstradiol, une hormone féminine, ou par une baisse du taux de testostérone. Une diminution du taux de testostérone, appelée hypogonadisme, peut être liée à des anomalies testiculaires. La palpation et l’échographie permettent de vérifier la présence éventuelle de tumeurs, dont certaines sont bénignes et sécrètent de l’œstradiol, tandis que d’autres, malignes, produisent de l’HCG, une hormone liée à la grossesse. Des conditions génétiques ou chromosomiques, comme le syndrome de Klinefelter, qui se manifeste par une réduction de la taille des testicules et une infertilité masculine, peuvent également contribuer à ce trouble. Certains médicaments, en particulier ceux prescrits contre le cancer de la prostate ou l’hypertension, peuvent provoquer une gynécomastie. Par ailleurs, certains hommes utilisant de la testostérone pour la musculation peuvent développer cette affection.
Plusieurs amis de Sofiane ont d’abord cru que son problème était dû à un excès de poids et lui ont suggéré de faire de l’exercice. Pourtant, il a remarqué que sa poitrine continuait de grossir sans prise de poids. Parmi les patients du chirurgien Frédéric Picard, plusieurs ont tenté de réduire leur volume mammaire en faisant des pompes. Une remarque revient souvent : « Même quand je suis mince, j’ai toujours la poitrine. » Si un volume mammaire important peut être lié à un surpoids ou à une obésité, on parle alors d’adipomastie. La gynécomastie, quant à elle, implique une hypertrophie de la glande mammaire, tandis que l’adipomastie correspond à un excès de graisse au niveau de la poitrine. Une mammographie permet de faire la distinction entre les deux. Cette différence est importante, car l’adipomastie n’est pas prise en charge par l’assurance maladie, et la chirurgie visant à éliminer la graisse n’a qu’un effet temporaire. Cependant, les personnes en surpoids peuvent souffrir des deux affections simultanément.
Une fois la cause de la gynécomastie identifiée, le traitement vise à corriger le problème sous-jacent. Si l’hypogonadisme est en cause, une supplémentation en testostérone peut être prescrite. En l’absence de cause identifiable, un dérivé de la testostérone sous forme de gel, comme la dihydrotestostérone, peut être utilisé, bien que son efficacité n’ait pas été scientifiquement prouvée. La chirurgie est parfois envisagée, notamment dans les cas graves. L’intervention, réalisée sous anesthésie générale, consiste à retirer l’excès de tissu mammaire par une incision au niveau du bord inférieur de l’aréole. Les préoccupations concernant les cicatrices varient selon la gravité de l’affection. Dans les cas les plus marqués, la peau peut être relâchée et les aréoles élargies, ce qui nécessite l’ablation du tissu glandulaire, de la graisse, d’une partie de la peau et une réduction des aréoles. Dans ces situations, la cicatrice peut mesurer jusqu’à 12 centimètres, mais les chirurgiens s’efforcent de la minimiser autant que possible. Sofiane a récemment subi une intervention et porte actuellement un vêtement de compression pour favoriser la cicatrisation. Malgré cela, il a déjà l’impression d’avoir retrouvé l’apparence de sa poitrine d’avant.
Gynécomastie chez l'homme : causes, diagnostic et traitement
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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