Arrestations après les violences à Bruxelles

La police belge a arrêté 10 personnes, dont neuf mineurs, à la suite d'affrontements près de la gare de Bruxelles-Midi, lundi 12 octobre. Les heurts ont impliqué des centaines de jeunes et se sont produits pendant une grève nationale et une manifestation étudiante.

Violences et réaction de la police

La police a indiqué avoir été visée par des jets de pierres et de feux d'artifice, ce qui a conduit à l'utilisation de gaz lacrymogènes et de canons à eau. Les violences ont impliqué des groupes se déplaçant entre la gare de Bruxelles-Midi, la place de Bara et le quartier de Cureghem, certains se dispersant vers Anderlecht et Saint-Gilles avant de revenir.

Dégâts causés pendant les affrontements

La station de métro Clemenceau a été fermée temporairement, et une voiture, plusieurs scooters et du mobilier urbain ont été incendiés. Les forces de l'ordre ont saisi des feux d'artifice, des liquides inflammables et des bombes aérosols.

Contexte des manifestations

Ces violences surviennent dans un contexte de mobilisation croissante contre les mesures d'austérité, la hausse du coût de la vie et les coupes dans l'éducation. Depuis le 1er octobre, les élèves du secondaire protestent contre un plan visant à économiser 500 millions d'euros dans le secteur de l'enseignement francophone d'ici 2029.

Un mouvement anti-austérité plus large

Les syndicats s'opposent également au programme d'austérité de 10 milliards d'euros proposé par le Premier ministre Bart De Wever. À Liège, plus de 200 arrestations ont été enregistrées depuis le début des manifestations étudiantes. À Bruxelles, une marche anti-austérité distincte a réuni environ 30 000 personnes vendredi, selon la police, et a également été suivie d'affrontements.