L’aéroport Paris-Charles de Gaulle figure en dernière position d’un classement mondial des aéroports basé sur l’expérience des passagers, selon un rapport de AirAdvisor. Ce classement évalue 23 des aéroports les plus fréquentés par les voyageurs américains et européens à travers six critères : la ponctualité (40 %), la moyenne des avis Google (40 %), le coût du trajet vers le centre-ville (8 %), l’expérience d’achat (5 %), la distance par rapport au centre-ville (4 %) et le classement Skytrax (3 %). Le score final est calculé à partir de la somme de ces résultats pondérés. L’aéroport londonien Heathrow arrive en tête avec un score de 16,94, grâce notamment à un bon taux de ponctualité (79 %), une large sélection de boutiques et de restaurants, ainsi que des avis clients satisfaisants. Il devance Dublin Airport (16,74) et Tenerife South (14,81), qui ont respectivement progressé de 6 et 7 places en un an. Tenerife South est salué comme le meilleur petit aéroport au monde, avec un taux de départs à l’heure de 75 % en 2025 et une note de 4 étoiles sur 5 sur Google. L’aéroport Paris-Charles de Gaulle obtient un score de 4,1, le plaçant en bas du classement. Il est fortement pénalisé par sa mauvaise ponctualité : seulement 61,07 % des vols ont décollé à l’heure en 2025, soit le taux le plus bas du classement, bien en dessous de la moyenne de 74,04 %. Il est également sanctionné par un transfert vers le centre-ville relativement coûteux, à 11,80 euros en RER B, ainsi que par une satisfaction des passagers inférieure à la moyenne. Aéroport Bordeaux-Mérignac est l’aéroport français le mieux classé, à la 10ᵉ place avec un score de 12,15. Il se distingue en étant premier mondial pour la ponctualité (83,5 % de départs à l’heure) et deuxième pour le coût le plus bas du trajet vers le centre-ville, à 1,90 euro. Aéroport Nice Côte d’Azur occupe la 20ᵉ position avec un score de 6,96, pénalisé lui aussi par l’un des taux de ponctualité les plus faibles. Ce classement contraste avec le palmarès Skytrax de mars de l’année dernière, qui utilisait une méthodologie différente basée sur des questionnaires clients et des critères comme l’enregistrement, les arrivées, les correspondances, les boutiques, la sécurité et l’immigration. Selon Skytrax, Paris-CDG était alors classé 6ᵉ mondial et premier en Europe.