Le PDG de Nvidia, Jensen Huang, annonce d'importants investissements européens, dont une participation dans Doctolib, pour développer les capacités de l'IA et soutenir la croissance technologique de la région.
Nvidia investit dans une start-up française de la santé numérique
Jensen Huang, PDG de Nvidia, a annoncé le 13 octobre 2026 que l’entreprise investissait dans Doctolib, une start-up française de la technologie de la santé. Cet investissement s’inscrit dans la stratégie plus large de Nvidia visant à renforcer sa présence en Europe et à soutenir le développement de modèles d’IA et d’assistants destinés aux professionnels de santé et aux patients.La croissance et le rayonnement de Doctolib
Fondée en 2013, Doctolib a connu une croissance importante. Selon l’entreprise, elle compte 520 000 professionnels de santé et 90 millions de patients dans cinq pays européens en 2026. Doctolib a reçu des financements de plusieurs investisseurs, dont Kernel, Accel et Bpifrance, ce qui lui a permis d’élargir ses services et de racheter d’autres sociétés.Les services de Doctolib et l’impact de la pandémie
Les services de Doctolib ne se limitent plus à la prise de rendez-vous. Ils comprennent désormais des logiciels médicaux, la téléconsultation et des outils administratifs. L’entreprise a connu une forte hausse de son utilisation pendant la pandémie, avec 4,5 millions de téléconsultations enregistrées entre mars et août 2020. En 2022, elle a recensé 84,8 millions de rendez-vous de vaccination dans 1 500 centres.La stratégie européenne de Nvidia
L’investissement de Nvidia dans Doctolib fait partie d’une stratégie mondiale plus large, qui comprend la diplomatie industrielle, le financement et le développement commercial. Jensen Huang a rencontré des responsables publics et des dirigeants du secteur européens pour discuter d’IA, de modèles ouverts et d’infrastructures, notamment le président français Emmanuel Macron, à Paris.Les autres investissements européens de Nvidia
Outre Doctolib, Nvidia a investi dans d’autres entreprises européennes, comme Nebius, Nscale et Mistral AI. Jensen Huang a également annoncé son intention d’investir 2 milliards de dollars supplémentaires dans des start-up européennes dans les prochains jours, afin de bâtir un écosystème d’entreprises capables d’utiliser les technologies de Nvidia.Les défis de l’essor de l’IA en Europe
L’essor de l’IA en Europe se heurte à plusieurs obstacles, notamment le besoin de ressources informatiques considérables et d’infrastructures énergétiques. L’Agence internationale de l’énergie estime que la consommation mondiale d’électricité des centres de données pourrait passer de 485 TWh en 2025 à 950 TWh en 2030, ce qui souligne la nécessité de développer les infrastructures pour soutenir la croissance de l’IA.Les partenariats mondiaux de Nvidia dans l’IA
La stratégie de Nvidia comprend aussi des partenariats hors d’Europe, comme une collaboration avec HUMAIN en Arabie saoudite pour développer des infrastructures d’IA, ainsi que la collaboration avec des responsables gouvernementaux et industriels sud-coréens pour déployer l’IA dans l’industrie manufacturière et la conduite autonome.Concilier progrès de l’IA et régulation
Jensen Huang a souligné l’importance de concilier progrès technologique, sécurité et régulation. Il a suggéré que l’IA devrait être traitée un peu comme le transistor, les règles devant porter sur ses usages plutôt que sur la technologie elle-même, afin de faciliter son déploiement tout en répondant aux préoccupations éthiques.Souveraineté des données et concurrence en Europe
Le marché européen offre des débouchés à Nvidia, mais il pose aussi des défis liés à la souveraineté et au contrôle local des données et des infrastructures. Doctolib, par exemple, garantit que les données de santé restent hébergées en Europe et ne sont accessibles à aucun investisseur ni partenaire, un engagement considéré comme essentiel à sa position concurrentielle.Les efforts de Nvidia pour bâtir un écosystème
Les investissements et acquisitions de Nvidia en Europe s’inscrivent dans un effort plus large de construction d’un écosystème d’entreprises capables de tirer parti de ses technologies. Cela comprend à la fois de nouveaux investissements et le rachat d’entreprises existantes, comme Hugging Face, dont la finalisation est attendue au premier semestre 2027.