La banque ivoirienne Bridge Bank Group Côte d'Ivoire annonce une hausse de 40 % de son bénéfice net après son introduction récente en bourse, portée par la progression des prêts et des dépôts.
Bridge Bank enregistre une forte croissance de ses bénéfices
Bridge Bank Group Côte d'Ivoire, cotée à la bourse régionale depuis un mois, a annoncé un bénéfice net de 23,8 milliards de francs CFA (40,4 millions de dollars) pour les neuf premiers mois de 2026. Ce montant est en hausse par rapport aux 16,9 milliards de francs CFA enregistrés sur la même période en 2025. Les résultats ont été publiés le 28 octobre.Hausse marquée du produit net bancaire
Le produit net bancaire de la banque, qui reflète les revenus de ses activités bancaires principales, s'élève à 59,3 milliards de francs CFA, soit une progression de 28 %. Cette croissance est portée par la hausse des revenus d'intérêts et des commissions, malgré une augmentation de 23 % des charges générales d'exploitation, qui représentent désormais un peu moins de 42 % des revenus totaux.Forte progression des crédits et des dépôts
La hausse des bénéfices s'appuie sur une augmentation de 39 % des crédits à la clientèle, qui atteignent 924,4 milliards de francs CFA, et sur une hausse de 40 % des dépôts de la clientèle. Ces chiffres montrent que la banque élargit ses activités de prêt et de collecte de dépôts, deux leviers essentiels de sa croissance.Expansion en Côte d'Ivoire et au-delà
Bridge Bank évolue dans un marché concurrentiel, où l'on comptait 29 banques agréées en Côte d'Ivoire à la fin de 2025. Pour élargir sa clientèle, la banque a créé un département dédié aux petites et moyennes entreprises et ouvert une nouvelle agence à Riviera Palmeraie, à Abidjan. Elle prévoit d'ouvrir des agences à Bassam et à Korhogo et a obtenu l'autorisation d'ouvrir une agence au Burkina Faso.La cotation renforce l'actionnariat, mais des risques demeurent
La cotation de la banque, qui a suivi la cession de 20 % de son capital, a attiré de nouveaux actionnaires. Toutefois, la banque doit surveiller de près ses pratiques de crédit. Les dotations au titre du risque de crédit, qui reflètent les défauts de remboursement potentiels, ont augmenté de 28 % pour atteindre 5,9 milliards de francs CFA, mais elles progressent à un rythme plus lent que les crédits. La qualité réelle des nouveaux prêts dépendra de la manière dont ils seront remboursés au fil du temps.