Un ambulancier a été confronté à un examen émotionnel à Lyon après une collision mortelle avec deux adolescents, reconnaissant une conduite imprudente et un dépassement dangereux.
Audience émouvante au tribunal de Lyon
Le tribunal correctionnel de Lyon a été le théâtre d'une vive émotion jeudi, alors qu'un chauffeur d'ambulance faisait face aux parents de deux adolescents tués dans une collision avec une trottinette électrique. Poursuivi pour homicides involontaires aggravés sur deux personnes, le chauffeur a fondu en larmes lorsque les circonstances de l'accident ont été évoquées.Accusations d'excès de vitesse
Le 22 août 2022, le chauffeur devait transporter un patient d'une clinique vers un hôpital. Il est pourtant accusé d'avoir roulé à une vitesse excessive sur une route limitée à 30 km/h. Il a reconnu avoir roulé entre 70 et 80 km/h, mais un expert a estimé que sa vitesse atteignait au moins 91 km/h.Une décision de dépassement remise en question
Quelques instants avant l'accident, le chauffeur a aperçu la trottinette qui transportait les deux adolescents, mais a choisi de les dépasser plutôt que de rester derrière eux. Interrogé sur cette décision, il a admis qu'il aurait dû éviter cette manœuvre.Un passé de infractions au code de la route
Le chauffeur avait déjà un lourd passif d'infractions routières, notamment plusieurs contraventions pour excès de vitesse, un permis suspendu, puis finalement annulé. Au moment de l'accident, il ne lui restait que deux points sur son permis, ce qui a conduit à réclamer une interdiction définitive de conduire.Les réquisitions du parquet
Le procureur de la République a requis un an d'emprisonnement avec sursis avec mise à l'épreuve, assorti d'un mandat de dépôt différé et de l'exécution provisoire, ainsi que trois ans d'emprisonnement avec sursis probatoire. Le ministère public a également demandé une interdiction définitive d'exercer la profession de chauffeur d'ambulance, l'annulation du permis de conduire du prévenu, assortie d'une interdiction de le repasser pendant dix ans. Le tribunal rendra sa décision mardi 27 octobre.