Des récentes descentes dans des fermes d’Afrique du Sud ont révélé des laboratoires de méthamphétamine liés à des réseaux de trafiquants mexicains. Ces opérations s’inscrivent dans un trafic de drogue transnational en pleine expansion qui s’étend sur plusieurs continents. On estime que ces laboratoires produisent de la méthamphétamine, un stimulant hautement addictif, en vue de son exportation vers d’autres régions. Le principal débouché de la méthamphétamine issue de ces laboratoires sud-africains est l’Australie, l’un des marchés les plus lucratifs pour les stupéfiants illicites. L’Australie lutte depuis longtemps contre la consommation de méthamphétamine, et l’afflux de méthamphétamine bon marché et de haute pureté en provenance de sources internationales a aggravé le problème. Les services répressifs d’Afrique du Sud et d’Australie ont exprimé leur inquiétude face à l’ampleur et à la sophistication de ces opérations. Les cartels mexicains sont réputés pour leurs vastes réseaux et leur implication dans la production et le trafic de divers stupéfiants. Le lien entre ces cartels et les laboratoires sud-africains illustre l’étendue mondiale du trafic de drogue. Les autorités estiment que la collaboration entre les groupes criminels mexicains et sud-africains est motivée par la forte demande et la rentabilité de la méthamphétamine en Australie. La découverte de ces laboratoires a entraîné un renforcement de la coopération entre les services répressifs sud-africains et australiens. Les deux pays s’emploient à perturber la chaîne d’approvisionnement et à réduire la disponibilité de la méthamphétamine sur leurs marchés. Cette collaboration s’inscrit dans le cadre d’efforts internationaux plus larges visant à combattre le trafic mondial de drogue et ses conséquences néfastes.