Retards dans les subventions de la NASA : des recherches perturbées

Des scientifiques financés par la NASA font face à des retards pouvant atteindre un an avant de recevoir les subventions approuvées, selon un rapport de l'American Institute of Physics. Ces retards, apparus pendant le second mandat de l'ancien président Donald Trump, ont perturbé le fonctionnement des laboratoires et les processus de recrutement dans le domaine de l'astrophysique.

De nouvelles procédures ralentissent le financement

Ces retards sont attribués à de nouvelles procédures de validation mises en place par la NASA, qui ont créé des goulots d'étranglement dans le processus d'approbation des subventions. Entre un quart et un tiers des astrophysiciens américains sont touchés, et la situation suscite des inquiétudes quant à l'avenir de la recherche scientifique et à la formation de nouveaux talents dans ce domaine.

Des changements de vocabulaire qui troublent les chercheurs

Bien que la NASA n'ait pas officiellement modifié ses règles en matière de subventions, les scientifiques ont remarqué un changement dans le langage utilisé dans les notifications. Au lieu de désigner les propositions comme « sélectionnées », elles sont désormais décrites comme « éligibles à un examen complémentaire ». Le déroulement de la procédure et sa durée restent flous, ce qui ajoute à la confusion des chercheurs.

Système de suivi indisponible

Le système en ligne que les scientifiques utilisent pour suivre leurs subventions est actuellement hors service et affiche un message de maintenance, sans date de rétablissement précisée. Ce manque de transparence et d'accès à l'information complique encore davantage un processus d'approbation déjà lent.

Des conséquences personnelles pour les chercheurs

Teddy Kareta, professeur à l'Université Villanova, a déposé une demande de transfert de subvention en juin 2025, mais n'a reçu les fonds qu'au printemps 2026. Son expérience illustre l'ampleur des retards qui touchent les scientifiques, leurs collègues soulignant que ces versements ne prenaient que trois mois, voire moins, avant 2025.

Une chercheuse reçoit sa subvention après une longue attente

Kat Volk, chercheuse à l'Institut des sciences planétaires, a reçu sa subvention en août 2026, quatre mois après avoir soumis sa demande. Son expérience reflète la tendance plus large de délais prolongés, qui affectent aussi bien les projets de recherche en cours que la capacité à recruter et à retenir de nouveaux scientifiques dans ce domaine.