Sous la coordination de Bruxelles, le réseau européen des autorités nationales de protection des consommateurs a lancé une série d’actions à l’encontre de dix éditeurs de jeux vidéo, dont Blizzard, Ubisoft, Riot et Supercell. Ces mesures ciblent les monnaies virtuelles et visent à garantir le respect de principes tels que la transparence des prix, le droit de rétractation et la protection des joueurs vulnérables. Le réseau de coopération en matière de protection des consommateurs (CPC), piloté par la Commission européenne, a annoncé ces actions mercredi, soulignant la nécessité d’améliorer les pratiques concernant les monnaies virtuelles dans les jeux vidéo. Le réseau CPC avait auparavant tenté d’engager un dialogue avec les éditeurs de jeux vidéo sur le sujet des monnaies virtuelles. Parallèlement à une action en cours contre l’éditeur de Star Stable Online (un simulateur d’équitation), il avait publié au printemps 2025 un guide intitulé « Principes clés des monnaies virtuelles dans les jeux ». Cependant, ce dialogue n’a pas abouti à des résultats satisfaisants, ce qui a conduit le réseau à analyser les pratiques des éditeurs dans ce domaine. Sur la base de cette analyse, le CPC a établi une liste de jeux nécessitant une évaluation plus approfondie et a initié des actions contre neuf éditeurs, chacun étant visé pour au moins un titre. Parmi les éditeurs concernés figurent Riot Games (Valorant), Mojang (Minecraft), Ubisoft (For Honor), King.com (Candy Crush), Supercell (Clash of Clans), Crytek (Hunt: Showdown 1896), InnoGames (Forge of Empires), Plarium Europe (Mech Arena) et PLR Worldwide Sales (Gardenscapes). Le réseau a également indiqué une action spécifique contre Activision Blizzard (via sa filiale britannique) pour s’assurer du respect de la législation européenne sur la protection des consommateurs dans Diablo Immortal et Call of Duty Mobile. Ces actions ont pour but de faire appliquer les principes énoncés dans le guide de 2025, notamment la transparence des prix, la lutte contre les mécanismes incitatifs encourageant des achats excessifs de monnaies virtuelles, le respect du droit de rétractation de 14 jours et la protection des consommateurs vulnérables, en particulier les enfants. Le réseau CPC cherche également à vérifier la conformité de certaines techniques pouvant être considérées comme trompeuses, comme les compteurs à rebours, la fausse rareté des objets virtuels ou les systèmes de récompenses variables (communément appelés loot boxes). Ces démarches s’appuient sur le règlement de 2017 (2017/2394), qui permet aux autorités nationales d’agir ensemble contre des infractions généralisées touchant les États membres de l’UE. La Commission européenne coordonne l’effort global, mais les autorités nationales doivent lancer leurs propres enquêtes ou procédures si elles constatent des manquements.