Minuscules guêpes, mesurant moins de 5 mm, elles tuent les insectes nuisibles en pondant leurs œufs à l'intérieur, offrant une méthode naturelle de lutte antiparasitaire.
De minuscules guêpes qui contrôlent les insectes ravageurs
Ces minuscules guêpes, mesurant moins de 5 mm, sont des prédateurs naturels des insectes ravageurs. Elles ont de longues antennes et une silhouette caractéristique « en forme de guêpe », visible à l'œil nu. Il s'agit probablement d'hyménoptères parasitoïdes, un groupe d'insectes qui comprend les guêpes, les abeilles et les fourmis.Les guêpes parasitoïdes tuent leurs hôtes
Contrairement aux parasites, qui ne tuent pas leurs hôtes, les guêpes parasitoïdes tuent les insectes qu'elles infectent. Les femelles utilisent un ovipositeur, une structure en forme de foret située à l'arrière de leur corps, pour percer leurs hôtes et y pondre leurs œufs. Certaines espèces pondent leurs œufs à la surface de l'hôte ; les larves éclosent alors et se nourrissent des organes internes de l'hôte.Les guêpes parasitoïdes ciblent divers ravageurs
Ces guêpes s'attaquent à un éventail d'insectes nuisibles, notamment les pucerons, les cochenilles, les œufs ou les chenilles de papillons, ainsi que les larves de coléoptères. Lorsqu'elles attaquent les pucerons, elles sont parfaitement synchronisées avec leur cycle de vie, apparaissant souvent dès la formation des premières colonies de pucerons. Une seule femelle peut pondre entre 100 et 500 œufs, et le taux de parasitisme peut être très élevé, dépassant 90 %.Les guêpes parasitoïdes ont besoin de sources de nectar
L'efficacité de ces guêpes comme auxiliaires naturels de lutte contre les ravageurs dépend de leur capacité à trouver du nectar et du pollen pour survivre et se reproduire. Ces guêpes ne se déplacent pas sur de longues distances : les sources de nectar à proximité, comme les haies, les prairies ou les bandes fleuries, sont donc essentielles. Des plantes de service comme la vesce, les trèfles et la luzerne peuvent prolonger la durée de vie des guêpes et augmenter leur capacité de ponte.Les guêpes parasitoïdes sont vulnérables aux pesticides
Les hyménoptères parasitoïdes sont sensibles aux insecticides utilisés contre leurs proies. De plus, bon nombre de ces espèces passent l'hiver sous forme de larves ou de nymphes à l'intérieur de leur hôte, lequel peut se trouver dans le sol ou à sa surface. Le travail du sol peut perturber leur cycle de vie et compromettre leur survie.Reconnaître les pucerons parasités
Un moyen simple de savoir si des pucerons ont été parasités consiste à rechercher les pucerons momifiés. Ceux-ci perdent leur couleur d'origine, paraissent laiteux et gonflés, et ne bougent plus. À l'intérieur se trouve la larve de l'hyménoptère, et il est probable que de nombreux autres pucerons de la colonie aient subi le même sort.