Un film croate arrive en salles
Štriguni, un thriller surnaturel réalisé par Aldo Tardozzi, est sorti en salles en Croatie grâce à la distribution assurée par Jučer. Le film est une coproduction entre la Croatie, les Pays-Bas, la Serbie et la Bosnie-Herzégovine.Une substance mystérieuse au cœur de l'intrigue
L'histoire suit Boris, un biologiste incarné par Kemal Rizvanović, qui se rend en Istrie intérieure pour travailler au sein du centre scientifique Origolab. Le laboratoire est dirigé par le docteur Martin Macina, interprété par Rade Šerbedžija, qui affirme poursuivre les recherches de Drago Poropat, lequel aurait découvert une substance appelée Viva, susceptible d'accorder la vie éternelle.Mystère et éléments surnaturels
Le film explore la disparition d'un jeune garçon du village, Luka, que l'on croit enlevé par l'entité surnaturelle qui donne son titre au film, les soupçons se portant sur Origolab. D'étranges événements, notamment de grandes grenouilles noires, du lait sanglant, des hallucinations et de nouveaux organes apparaissant sous forme de bulles noires ou blanches, viennent alimenter un mystère qui s'épaissit.Aspects visuels et techniques
Le directeur de la photographie Branko Linta utilise des contrastes de couleurs marqués pour distinguer le laboratoire du village, tandis que le monteur Vladimir Gojun conserve un rythme mesuré. En revanche, la musique de Tamara Obrovac est décrite comme omniprésente, voire parfois écrasante.Dénouement et évolution des personnages
Le final du film est critiqué pour sa précipitation, qui affaiblit son impact et révèle des lacunes dans le développement des personnages, en particulier en ce qui concerne le passé de Boris. Si Rade Šerbedžija et Tihana Lazović sont salués pour leur jeu, Kemal Rizvanović est jugé insuffisamment profond pour donner toute son épaisseur au personnage de Boris en tant que protagoniste principal.Une reconnaissance dans le cinéma croate
Malgré ces défauts, Štriguni est considéré comme un apport précieux au paysage croate du cinéma de genre, trop peu représenté, compte tenu des difficultés de production et du budget limité auxquels ont fait face les cinéastes.