La campagne de vaccination contre la grippe accuse du retard sur les objectifs

Au 23 octobre, seulement 3,2 millions de doses de vaccin contre la grippe ont été délivrées en pharmacie, soit moins que l'objectif de 3,5 millions. Cela représente une baisse de 9,33 % par rapport aux années précédentes.

Les actes de vaccination en recul moins marqué

Le nombre d'actes de vaccination a atteint 2 millions, en baisse de 2,99 %, un recul moins important que celui des doses délivrées. Cela laisse penser qu'une certaine activité se poursuit.

Davantage de pharmacies participent

Au total, 18 210 pharmacies sont impliquées dans la campagne, soit une hausse de 0,91 % par rapport à l'année précédente. Cela traduit une participation accrue, mais pas forcément une hausse de la distribution de vaccins.

La douceur de l'automne pourrait retarder la vaccination

La météo clémente de cet automne pourrait contribuer à ce démarrage plus lent. Lorsque les températures sont agréables et que les infections respiratoires ne sont pas répandues, les personnes peuvent percevoir le risque de grippe comme plus faible.

Les données épidémiologiques ne signalent pas d'urgence

Selon Santé publique France, les indicateurs de la grippe restent à des niveaux de base dans toutes les régions françaises au 28 octobre. Cette absence d'urgence pourrait influencer le comportement du public.

La communication de la campagne se heurte à des difficultés

L'Assurance maladie a lancé une campagne d'envergure, comprenant 21 millions d'invitations à la vaccination ainsi qu'une campagne médias débutant le 17 octobre. Reste à savoir si ces efforts permettront effectivement de faire progresser les taux de vaccination.

Des écarts régionaux importants dans les taux de vaccination

Les taux de vaccination varient fortement selon les régions. La Normandie est en tête avec 217 doses pour 10 000 habitants, tandis que la Corse ferme la marche avec seulement 79. Ces écarts s'expliquent par la taille des populations, et pas seulement par le nombre de personnes éligibles.

Efficacité de la campagne encore incertaine

Un démarrage plus lent ne signifie pas nécessairement que la campagne est moins efficace. La baisse des actes de vaccination est plus faible que celle des doses, et la saison grippale n'a pas encore commencé.

Le calendrier et la protection restent déterminants

La protection vaccinale met environ deux semaines à se mettre en place, d'où l'importance de se faire vacciner avant la hausse de l'activité grippale. L'Assurance maladie prévoit des relances en novembre pour inciter davantage de personnes à se faire vacciner.