Une première saison placée sous le signe de l'amour

Alexandra Lacroix, qui inaugure sa première saison à la tête d'Angers Nantes Opéra, a choisi le thème de l'amour, qu'elle explore sous diverses formes à travers ses productions.

Des débuts avec l'opéra de Gluck

Elle a retenu Orphée et Eurydice de Gluck pour ses débuts à l'opéra, une œuvre mise en scène pour la première fois au Théâtre Mouffetard.

Le rôle de Lorraine de Sagazan

Lorraine de Sagazan, comédienne de théâtre reconnue, notamment pour son rôle dans Silence d'Antonioni à la Comédie-Française, interprétera la version française du rôle de ténor. Il s'agira de sa première apparition à l'opéra.

Une mise en scène non conventionnelle

La production est décrite comme non conventionnelle et susceptible de diviser le public, avec une esthétique qui bouscule les codes traditionnels de l'opéra ainsi que les standards artistiques actuels.

Décor et univers visuel

Le décor s'ouvre sur une scène vide, évoquant tour à tour une chambre funéraire, une église ou une ville sans âme. Parmi les éléments visuels, on remarque une poupée désarticulée et un maquillage mêlant l'esthétique de Barbie à celle de la Black Dahlia, qui suggèrent des thèmes d'objectification et de déformation.

Récit et interprétation des personnages

Eurydice apparaît objectivisée par les regards qui l'entourent, y compris celui d'Orphée, dont les motivations pour la ramener demeurent floues. Des créatures infernales surgissent tout au long du spectacle, figures ordinaires en apparence mais monstrueuses.

Changements de décor et prestations vocales

Pendant l'entracte, l'équipe technique change le décor sous les yeux du public. La distribution vocale est saluée, Sahy Ratia dans le rôle d'Orphée et Jenny Daviet dans celui d'Eurydice se distinguant particulièrement.

Retour technique et analyse de la mise en scène

Le Chœur d'Angers Nantes Opéra et la direction musicale d'Alphonse Cemin sont mis en avant comme des atouts majeurs. En revanche, la présence individuelle des personnages est moins affirmée, et davantage de répétitions auraient pu améliorer les déplacements et l'expressivité des interprètes.