Treize ans après l'assassinat de deux journalistes de RFI au Mali, l'ONU commémore la Journée internationale pour mettre fin à l'impunité des crimes commis contre les journalistes.
Anniversaire de l'assassinat de deux journalistes
Il y a treize ans, le 2 novembre 2011, les journalistes de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient tués par des jihadistes à Kidal, dans le nord du Mali. Leur mort a mis en lumière les dangers auxquels sont exposés les journalistes dans les zones de conflit et a suscité des appels internationaux à l'action.Création de la Journée internationale pour mettre fin à l'impunité
En réponse à ce double meurtre, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté en 2013 une résolution désignant le 2 novembre comme la Journée internationale pour mettre fin à l'impunité pour les crimes commis contre les journalistes. Cette journée vise à sensibiliser le public à la nécessité de demander des comptes aux auteurs de violences contre les journalistes.La situation actuelle des journalistes
Malgré les efforts pour protéger les journalistes, la situation reste difficile. Selon le Comité pour la protection des journalistes, les attaques contre les journalistes ont augmenté ces dernières années, et de nombreux cas restent sans solution. Les journalistes exerçant dans des zones de conflit, comme la Syrie, l'Afghanistan et le Myanmar, continuent de faire face à des risques importants.La position de l'ONU sur la sécurité des journalistes
Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a souligné l'importance de protéger les journalistes. Il a appelé les gouvernements à prendre des mesures plus fermes pour prévenir les attaques et garantir la justice pour les victimes, insistant sur le fait que la liberté de la presse est essentielle à la démocratie.La réponse de l'ONU aux menaces persistantes
Depuis New York, Stéphane Dujarric a répondu aux questions de Christophe Boisbouvier sur l'état actuel de la sécurité des journalistes. Il a reconnu la persistance des menaces, tout en réaffirmant l'engagement de l'ONU à défendre la protection des journalistes dans le monde entier.