Tahiti — Dimanche 11 octobre, le parti Tavini, une formation politique de la Polynésie française, prévoit d’organiser une manifestation assise devant la Stèle Pouvanaa a Oopa, un monument de Tahiti dédié à un dirigeant politique local. L’événement débutera à 13 heures, avec des festivités prévues à partir de 15 heures, incluant des prières, des dépôts de gerbes, des concours de chants, des discours, puis une dispersion. Le Tavini a demandé aux responsables des groupes locaux, appelés Tomite Oire ou référents Tomite, de mobiliser leurs membres, leurs familles et leurs amis pour assurer une forte participation et d’apporter une gerbe par Tomite Oire.
Le 11 octobre revêt une importance historique pour Oscar Temaru, le leader du Tavini, car il commémore l’arrestation, en 1958, de Pouvana’a a Oopa, une figure majeure de l’histoire politique de la région. Ce jour-là, Temaru devrait présenter une pétition exigeant l’indépendance immédiate des « États fédérés de Ma’ohi nui », un projet de nation indépendante englobant la Polynésie française. La pétition avait été divulguée par avance au média local Tahiti Infos, ce qui avait embarrassé certains responsables du parti bleu, généralement alignés sur la gouvernance française. Certains d’entre eux pourraient ne pas assister à l’événement, car ils se trouvent actuellement à New York, où ils ont plaidé pour une mission du C24 impliquant des autonomistes afin d’engager un dialogue avec le gouvernement français sur l’autodétermination.
Il y a deux semaines, Temaru s’est opposé à une résolution adoptée à l’assemblée de la Polynésie française, laquelle appelait à la mission du C24, alors qu’il avait été le premier, il y a quatre ans, à en faire la demande. Cette date du 11 octobre avait également marqué, en 2022, l’adoption d’une résolution similaire. Temaru a déclaré à Tahiti Infos que depuis 2013, il a à plusieurs reprises sollicité une « mission de visite » des Nations unies, sans obtenir de réponse. Il a critiqué la politique du gouvernement français, qu’il qualifie de « politique des chaises vides », accusant Paris de ne pas s’engager sérieusement avec les mouvements autonomistes ou indépendantistes de la région.
Les autonomistes, qui prônent une plus grande autonomie au sein de la France, tout comme les indépendantistes, qui réclament une pleine souveraineté, soutiennent la mission du C24. Toutefois, Temaru juge désormais cette approche « trop risquée » ou trop lente, signe d’un changement de position quant aux moyens d’obtenir un changement politique en Polynésie française.
Manifestations et pétitions en Polynésie française pour l'indépendance et l'autodétermination
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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