La Fondation Martine Aublet a dévoilé les quatre finalistes pour son prix littéraire 2026, qui met en lumière les cultures et civilisations non occidentales. Doté de 10 000 euros, ce prix sera décerné le 5 octobre au musée du quai Branly - Jacques Chirac. Créé en 2012 en partenariat avec ce même musée, ce prix récompense chaque année des ouvrages de non-fiction — essais, documentaires ou biographies — explorant les cultures et civilisations non occidentales. Les domaines clés incluent l’ethnographie, l’anthropologie et l’histoire de l’art. L’ouvrage primé, rédigé ou traduit en français, peut être signé par un jeune chercheur ou un académicien reconnu. Pour 2026, quatre livres ont été retenus dans la sélection finale.
Bruno-Nassim Aboudrar est nommé pour Occidentalismes. Peindre à l'européenne dans le monde (XVIe-XXe siècle), publié aux éditions Flammarion. Spécialiste d’histoire de l’art, Aboudrar inverse le regard sur les échanges artistiques : au lieu d’étudier comment l’Europe a absorbé l’art non occidental, il analyse comment des artistes des Amériques, de Chine, du Japon ou du Moyen-Orient ont adopté les techniques picturales européennes — comme la perspective ou le clair-obscur — pour les adapter, voire les contester.
Philippe Dagen figure également parmi les finalistes avec Primitivismes III. Crises et mutations, publié chez Gallimard. Ce troisième tome clôt sa trilogie sur le primitivisme. Il couvre la période allant de la Seconde Guerre mondiale aux années 1980 et examine comment les références aux cultures non occidentales ont persisté dans l’expressionnisme abstrait américain, le mouvement CoBrA ou encore les pratiques muséales.
Cécile Fromont est une autre finaliste avec Kongo et Angola, 1650-1750. Une rencontre en images, traduit de l’anglais par Frédéric Joly et publié aux éditions CNRS. S’appuyant sur des manuscrits illustrés rares, réalisés par des missionnaires capucins, Fromont retrace les échanges intellectuels, religieux et artistiques entre Européens et populations du Congo et de l’Angola aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Gildas Salmon concourt avec L'Empire de la supervision. Capture des savoirs et gouvernement colonial dans l'Inde britannique, publié aux éditions La Découverte. Le chercheur montre comment la Compagnie des Indes orientales a réussi à administrer un vaste territoire en s’appuyant sur les savoirs et compétences de la population locale. Son travail présente l’Inde britannique comme un terrain d’expérimentation de nouvelles méthodes de gouvernance à distance.
Le jury, présidé par Xavier Darcos, chancelier de l’Institut de France, comprend des personnalités telles que Bruno Roger, président de la Fondation Martine Aublet, Emmanuel Kasarhérou, président du musée du quai Branly - Jacques Chirac, ainsi que d’autres membres. Alina Gurdiel supervise le prix. Le lauréat 2026 sera annoncé lors d’une cérémonie au musée du quai Branly - Jacques Chirac le 5 octobre.
L’an dernier, le prix avait été décerné à Antoine Lilti pour L'illusion d'un monde commun. Tahiti et la découverte de l'Europe, publié aux éditions Flammarion. Historien et professeur au Collège de France, Lilti a lui aussi inversé un récit traditionnel : au lieu de se concentrer sur la façon dont les Européens ont découvert Tahiti au XVIIIe siècle, il a exploré comment les Polynésiens ayant voyagé avec les explorateurs ont, en retour, découvert l’Europe et d’autres parties du monde.
La fondation Martine Aublet annonce les finalistes du prix littéraire 2026
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
literary-prizenon-western-culturesmartine-aubletnon-fictionquai-branly



