Les premiers mois de Zinédine Zidane à la tête de l’équipe de France ont été marqués par des succès sur le terrain. Sous sa direction, la sélection a remporté trois victoires et un match nul lors de sa première convocation, ce qui lui permet de figurer en tête de son groupe de Ligue des Nations. L’analyste Romain Molina souligne que la relation entre Zidane et les joueurs semble solide, avec une stratégie claire qui semble avoir été bien comprise et adoptée par l’ensemble de l’effectif. Malgré ces bons résultats, des défis internes, sans lien avec la performance sportive, sont apparus. Des dysfonctionnements au sein du « petit staff » – l’équipe chargée des opérations quotidiennes – ont été signalés. Parmi eux, des problèmes logistiques et de restauration, comme des crampons mal fixés pour certains joueurs, ce qui aurait provoqué des frustrations chez certains athlètes. Du matériel n’a également pas été lavé entre les matchs en Turquie et en Belgique, révélant un manque d’attention aux détails. Molina estime que la composition du staff pourrait être perfectible, certains membres ne disposant peut-être pas des compétences ou de l’adéquation nécessaires pour leurs missions. Une réunion complète du staff a été programmée pour faire le bilan de cette première convocation, laissant entrevoir d’éventuels changements importants. Molina critique également la gestion amateur et le manque de préparation de la Fédération française de football (FFF). Il pointe notamment des dépenses excessives pour les vols de l’équipe et de la sélection des moins de 21 ans, alors que les comptes financiers de la FFF ne sont pas reluisants. Des efforts auraient été déployés pour mettre en avant Zidane et son équipe sous leur meilleur jour, mais ceux-ci n’auraient pas résolu les problèmes de fond. Cette situation interroge sur la capacité de la FFF à soutenir la vision de Zidane pour la sélection nationale. Si les résultats sportifs sont encourageants, les difficultés internes laissent penser que les bases d’une réussite durable pourraient encore être fragiles. La résolution de ces problèmes sera déterminante pour l’avenir de Zidane à la tête de l’équipe.