Une ancienne journaliste jugée pour diffamation

Une ancienne journaliste, Marie-France Lefèvre-Bezzina, est jugée devant un tribunal parisien pour diffamation. Elle est poursuivie pour avoir accusé Christine Villemin d'avoir tué son fils Grégory, retrouvé noyé en 1984. Le procès porte sur des propos que Mme Lefèvre-Bezzina a tenus sur Facebook au sujet de Christine Villemin, alors même que cette dernière avait été officiellement blanchie de ce crime en 1993.

Des accusations sur les réseaux sociaux

Sur un groupe Facebook, Mme Lefèvre-Bezzina a écrit que Christine Villemin était « la corneille », un terme qui désigne l'oiseau mythique associé à la mort, et elle a affirmé que l'acquittement de 1993 était « plein de mensonges ». Elle a également suggéré que la voix de Christine Villemin avait été identifiée grâce à sa propre formation dans un conservatoire de musique.

Une implication journalistique de longue date

Marie-France Lefèvre-Bezzina et son défunt mari, Jean-Michel Bezzina, ont largement couvert l'affaire pour différents médias, sous des pseudonymes. Ils ont d'abord soutenu la thèse selon laquelle Christine Villemin était la meurtrière, et ont aidé un commissaire de police à prendre la direction de l'enquête, malgré le scepticisme d'autres autorités.

Historique judiciaire et médiatique

En 1996, Mme Lefèvre-Bezzina a poursuivi Christine et Grégory Villemin, les accusant d'avoir induit le public en erreur sur son rôle et celui de son mari en tant que journalistes. Sa plainte a été rejetée, mais elle a continué à exprimer des doutes sur l'innocence de Christine Villemin dans la presse et en ligne, allant jusqu'à affirmer en 2024 que sa théorie était « implacable ».

Un procès destiné à envoyer un message de fermeté

Christine Villemin, qui n'est plus sous le feu des projecteurs depuis plus de trente ans, n'assistera pas au procès. Son avocat a souligné que cette affaire vise à envoyer un message selon lequel les fausses accusations seront poursuivies. L'avocat de Mme Lefèvre-Bezzina n'a pas répondu aux demandes de commentaire. Elle a par ailleurs établi un lien entre le meurtre de Grégory et celui de Bernard Laroche, commis par Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, qu'elle tient pour responsable de la mort de son fils.