Le rêve de mesurer la glycémie de manière non invasive est un objectif majeur pour les fabricants de montres connectées depuis plus de dix ans. Des entreprises comme Apple, Samsung et de nombreuses startups ont promis cette fonctionnalité, mais aucune n’a encore réussi à proposer une solution fiable et médicalement validée. Le défi réside dans les limites physiques de la technologie, que Huawei affirme avoir désormais surmontées. Le principal problème est que le secteur s’est largement concentré sur la spectroscopie dans le proche infrarouge, une méthode qui utilise la lumière pour détecter les niveaux de glucose sans prélever de sang. Cependant, en pratique, cette méthode est compliquée par des facteurs comme l’hydratation, la température de la peau et l’épaisseur des tissus, qui varient d’une personne à l’autre et dans le temps. Sans calibration invasive, garantir la précision s’est avéré difficile.
Apple travaille sur ce problème depuis environ dix ans, en utilisant un dispositif laser connu en interne sous le nom de « E5 » pour analyser le glucose dans le liquide interstitiel. Toutefois, miniaturiser cette technologie pour l’intégrer dans une montre représente un obstacle majeur. Selon Mark Gurman de Bloomberg, le capteur ne pourrait pas tenir dans le boîtier d’une montre avant 2028 au plus tôt. Samsung a également fait état de progrès avec sa Galaxy Watch, mais a finalement abandonné en raison d’un manque d’approbation réglementaire. Au-delà de ces acteurs majeurs, la course inclut des entreprises comme Google, qui a lancé ses propres initiatives de mesure de la santé, et Apple, qui explorerait, selon les rumeurs, un bracelet connecté pour 2028. Le marché mondial des montres connectées reste très concurrentiel, avec des classements changeants parmi les fabricants.
L’annonce récente de Huawei concernant ses avancées ne provient pas d’un lancement de produit majeur, mais d’une séance de questions-réponses avec des étudiants à l’université de Pékin, comme le rapporte Ithome. Le vice-président de l’entreprise, He Gang, a indiqué qu’il avait fallu quatre ans pour développer une technologie à la fois « acceptable » et « industrialisable » – en d’autres termes, prête pour une production de masse. Cependant, Huawei n’a pas fourni de détails précis sur une date de sortie, la conception du produit, son statut réglementaire ou des données cliniques. L’appareil pourrait être une montre traditionnelle ou un bracelet sans écran, des formats que Huawei teste actuellement auprès des utilisateurs. L’entreprise avait déjà expérimenté des fonctionnalités liées à la santé, comme la Watch 4, capable d’estimer le risque d’hyperglycémie sans mesurer directement la glycémie.
Huawei est depuis longtemps impliqué dans la santé connectée, proposant des fonctionnalités comme le suivi du rythme cardiaque, de la saturation en oxygène (SpO2) et même un brassard de mesure de la pression artérielle sur sa Watch D3. Ses modèles actuels, comme la Watch GT 7 Pro et la Watch 6, mettent l’accent sur le suivi de la santé et de l’endurance. Cependant, la différence clé entre une montre connectée et un véritable outil médical réside dans la validation. Actuellement, la référence pour les diabétiques est le capteur de glucose en continu, comme le FreeStyle Libre, un petit patch implanté sous la peau. Une mesure optique au poignet, sans certification appropriée, ne serait qu’une fonctionnalité de commodité plutôt qu’un outil médical. En Allemagne, 1 200 modèles de montres ont déjà été interdits pour avoir fait de fausses déclarations sur la mesure de la glycémie. Avec plus de 4,4 millions de personnes vivant avec le diabète en France en 2024, selon la Fédération française des diabétiques, si Huawei parvient à obtenir une certification, cela pourrait profondément transformer la gestion du diabète.
Huawei revendique une percée dans la technologie de mesure non invasive de la glycémie
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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