Bruno Retailleau propose un débat public pour confronter les dirigeants de droite et du centre, rejetant l'appel d'Édouard Philippe à une réunion en novembre.
Retailleau propose un débat public
Bruno Retailleau, des Républicains, a répondu à la proposition d'Édouard Philippe, d'Horizons, de réunir en novembre les dirigeants de la droite et du centre en suggérant un débat public afin de confronter leurs convictions et leurs projets. Retailleau a souligné qu'un tel débat permettrait aux Français de voir à la fois les points communs et les différences entre les candidats.Retailleau rejette la proposition de Philippe
Il a déclaré qu'il ne fermait pas la porte au dialogue, mais qu'il jugeait la proposition de Philippe peu pertinente. Dans une lettre datée du 13 octobre, Retailleau a affirmé que la rencontre envisagée obligerait les candidats à renoncer à ce qu'ils considèrent comme le bien du pays, ce à quoi il s'oppose.Philippe invite les dirigeants à une rencontre
Philippe avait auparavant invité les dirigeants de la droite et du centre à se réunir début novembre afin de préparer la prochaine élection quinquennale. Selon un article de Ouest-France, David Lisnard, maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie, a indiqué qu'il répondrait à la proposition de Retailleau, tout en soulignant que le dialogue seul ne permettrait pas de résoudre la question de la différenciation des candidats.Lisnard soutient la primaire ouverte
Lisnard continue de défendre une primaire ouverte, à laquelle Philippe est opposé. Dans l'entourage de Philippe, on estime que la réunion de novembre reste possible et que certains candidats invités pourraient y participer. Il existe toutefois un désaccord sur le périmètre de la rencontre, certains proches de Philippe affirmant que personne ne s'accorde sur les limites de la discussion.Attal rejette une rencontre restreinte
Le camp de Gabriel Attal a lui aussi rejeté l'idée d'une rencontre limitée à Philippe, Retailleau et Lisnard. Jean-Louis Borloo a proposé de jouer le rôle de « tiers » afin de réduire le fossé entre Philippe et Attal. Attal a accueilli favorablement cette offre, mais selon Le Parisien, la proposition examinée lors d'une réunion du comité de liaison du bloc central n'a pas encore recueilli un soutien unanime.Retailleau reste déterminé
Retailleau a également évoqué l'effet des sondages sur sa détermination, affirmant qu'ils n'ont aucune incidence sur sa volonté. Il a souligné qu'il porte un projet de rupture qu'il entend mener à bout.